Publié le 2024-07-29 10:00:00. La Fondation Olympique pour le Refuge (ORF) réaffirme son engagement à soutenir les personnes déplacées par le sport, à l’heure où de nouveaux défis mondiaux accentuent les migrations. Des athlètes comme Yusra Mardini, membre de l’équipe olympique des réfugiés, témoignent du pouvoir transformateur du sport pour ces populations vulnérables.
- Le sport est présenté comme un outil essentiel de protection et d’inclusion pour des millions de personnes déracinées par les crises mondiales.
- L’Olympic Refuge Foundation a déjà soutenu plus de 210 000 jeunes déplacés dans 12 pays depuis 2017.
- Une nouvelle stratégie engage la Fondation à intensifier son action jusqu’en 2030.
Au lendemain de la réception d’un prix, Yusra Mardini, membre de l’équipe olympique des réfugiés, a partagé la profondeur de son expérience : « Représenter des millions de personnes déplacées dans le monde a été l’honneur d’une vie. À Paris, j’ai canalisé l’énorme pression ressentie avant et pendant les Jeux Olympiques pour briller et tirer le meilleur parti de cette opportunité unique. Je sentais que je devais faire une différence, pas seulement pour moi, mais aussi pour les millions de personnes déplacées à travers le monde qui sont victimes de discrimination, qui n’ont pas de voix pour se défendre, et surtout, pour montrer au monde qu’être réfugié ne signifie pas être différent des autres personnes qui aspirent à la grandeur. »
Lors d’une cérémonie réunissant de nombreuses personnalités, dont Miguel Ángel Moratinos, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, et Alain Berset, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, lauréat du prix Nord-Sud, Mme El Moutawakel a rappelé la mobilisation constante du Comité International Olympique (CIO) via l’ORF pour soutenir les personnes déplacées grâce au sport. Elle a souligné l’importance du sport comme vecteur de protection et d’inclusion, notamment en vue des prochaines participations des équipes olympiques de réfugiés aux Jeux de Dakar en 2026 et de Los Angeles en 2028. Elle a ainsi appelé toutes les parties prenantes à collaborer avec le Mouvement olympique pour un sport sûr, inclusif, accessible et transformateur.
« Le monde est confronté à une série de crises interconnectées : changement climatique, inégalités croissantes, crises sanitaires, conflits prolongés – qui entraînent le déplacement de millions de personnes de leurs foyers. Il est urgent de mobiliser des solutions efficaces, accessibles, transversales et capables d’avoir un réel impact sur le terrain. Un outil capable d’atteindre une grande partie de la population, en particulier celles qui sont confrontées à des obstacles pour accéder à d’autres formes de soutien : enfants, jeunes, femmes, minorités sexuelles et de genre, personnes handicapées, communautés déplacées. »
Yusra Mardini, membre de l’équipe olympique des réfugiés
Outre la facilitation de la participation des réfugiés aux Jeux Olympiques, l’Olympic Refuge Foundation œuvre à l’échelle mondiale pour soutenir les personnes déplacées par le biais du sport. Depuis sa création en 2017, l’organisation a permis à plus de 210 000 jeunes d’accéder directement à des activités sportives, à travers 17 programmes déployés dans 12 pays.
En Europe, et particulièrement en réponse à la crise ukrainienne, le programme « Sport Coach+ » équipe les entraîneurs avec des techniques de coaching sensibles aux traumatismes et un soutien psychosocial, afin de créer des environnements sûrs et bienveillants pour les jeunes. Une étude portant sur le programme « Game Connect », soutenu par l’ORF en Ouganda, a démontré l’impact très positif des programmes sportifs dispensés avec efficacité sur la santé mentale des participants, révélant une réduction significative des symptômes dépressifs et des idées suicidaires. Récemment, la Fondation a dévoilé sa nouvelle stratégie, confirmant son engagement dans cette mission jusqu’en 2030.