Publié le 28 octobre 2025. Huit étudiants et deux professeurs ont représenté leur institution au prestigieux 76e Congrès astronautique international (IAC) à Sydney, en Australie, du 29 septembre au 3 octobre. Ils y ont partagé leurs recherches de pointe, allant de l’agriculture spatiale à la propulsion nucléaire, tout en tissant des liens avec la communauté spatiale mondiale.
- Huit étudiants en génie et deux professeurs ont présenté leurs travaux au 76e IAC à Sydney.
- Les recherches portaient sur des sujets variés tels que l’architecture spatiale, l’agriculture spatiale, le soudage en milieu spatial et la propulsion nucléaire avancée.
- Des partenariats avec Voyager Technologies, Starlab et VISTA Space Research Park ont été mis en avant.
L’événement, qui a réuni plus de 7 600 participants, est un carrefour majeur pour les avancées scientifiques, les collaborations industrielles et les opportunités de partenariat dans le domaine spatial. L’équipe, dirigée par John Horack, vice-président de la recherche et professeur en génie mécanique et aérospatial, a présenté des articles techniques couvrant un large spectre de disciplines.
Parmi les présentations marquantes, Cassidy Brozovich a exposé ses recherches sur la compréhension du comportement des fluides dans des conditions de gravité variables, une étape cruciale pour l’agriculture végétale dans l’espace. Son travail de maîtrise a exploré le déplacement et le stockage de l’eau dans un régolithe lunaire simulé sous gravité lunaire, visant à affiner les modèles et systèmes utilisés sur Terre.
Ian Harris a quant à lui présenté un dispositif innovant visant à atténuer la croissance microbienne dans l’air, une problématique récurrente pour les astronautes et source de désagréments et de dégradations matérielles. Son système, basé sur une décharge de plasma négatif, promet des conditions de vie plus saines, tant dans l’espace que sur Terre, en éliminant bactéries, levures et moisissures.
Dans le domaine de la propulsion, Joshua Naudet a dévoilé ses recherches sur de nouvelles conceptions de systèmes, notamment la propulsion nucléaire thermique centrifuge. Ce concept de réacteur nucléaire avancé vise à propulser efficacement les engins spatiaux pour des missions d’exploration lointaine. L’étude du comportement thermique et fluide au sein du réacteur, ainsi que le développement d’un outil open source pour prédire le comportement des écoulements multiphasiques, pourraient avoir des applications dans divers secteurs industriels, de l’aérospatiale à la médecine.
Spencer Christian a présenté le système de test Buckeye BUBLERR (Benchmarking Uranium Based Liquid Engine Rotational Research) qu’il a développé. Ce système est conçu pour évaluer un nouveau type de moteur-fusée, la propulsion nucléaire thermique centrifuge, qui pourrait potentiellement réduire de moitié le temps de trajet vers Mars. En utilisant un cylindre rotatif rempli d’uranium fondu pour chauffer de l’hydrogène gazeux, ce moteur promet des voyages plus rapides et plus sûrs, limitant ainsi l’exposition des astronautes aux risques liés à l’espace.
Au-delà des présentations scientifiques, la délégation a profité de son séjour à Sydney pour découvrir la région, certains participant à des activités nautiques comme l’observation des baleines et la plongée, tandis que d’autres ont exploré la ville, visitant l’Opéra de Sydney. La conférence a offert une plateforme d’échange précieuse avec des professionnels et des chercheurs du monde entier passionnés par l’espace.
Edward Lui a souligné l’importance de ces rencontres :
« Échanger avec un plus large éventail d’universitaires et de professionnels dans ce domaine a été une expérience unique et m’a permis de mieux comprendre les acteurs de cette industrie. Plus important encore, établir des liens avec d’autres universités et entreprises, qui pourraient éventuellement s’étendre à des partenariats internationaux en matière de recherche. »
Edward Lui