Publié le 2025-10-27 17:17:00. Une compétition annuelle de surf en Grande-Bretagne a été interrompue ce week-end à la suite d’incidents d’agression verbale visant des concurrentes, dont une adolescente. L’organisation GB Surfing a décidé de reporter l’événement dans l’attente des conclusions d’une enquête de police.
- Des surfeurs extérieurs à la compétition auraient proféré des insultes à l’encontre de participantes, provoquant l’arrêt des demi-finales de la GB Cup.
- La police écossaise a ouvert une enquête après avoir reçu un signalement de comportement abusif dans la région de Thurso East, dimanche après-midi.
- L’organisation GB Surfing a exprimé sa profonde consternation et réaffirmé son engagement pour l’équité et le respect dans le sport.
Les demi-finales de la GB Cup, une compétition réunissant des surfeurs d’Écosse, d’Angleterre, du Pays de Galles et des îles Anglo-Normandes, se déroulaient dimanche à Thurso, dans le Caithness, une zone reconnue pour ses excellentes conditions de surf. L’événement a été stoppé suite à des agissements présumés de la part d’un groupe de surfeurs qui n’étaient pas engagés dans la compétition. Ces derniers auraient tenu des propos injurieux envers des compétitrices, parmi lesquelles figurait une jeune femme de 15 ans.
GB Surfing, l’instance chargée de sélectionner et de préparer les athlètes britanniques pour les Jeux Olympiques, a confirmé que cet incident a mis fin prématurément à sa compétition annuelle. Paul Stark, directeur général de la Fédération écossaise de surf, a qualifié ces actes de « violences verbales envers de jeunes athlètes féminines, inacceptables dans le surf comme dans la société ». La police écossaise a indiqué avoir été saisie de l’affaire et mener une enquête, précisant qu’aucun blessé n’était à déplorer.
Arlene Maltman, membre du conseil d’administration de GB Surfing et basée à Jersey, a souligné que l’organisation ne tolérerait aucun abus, ajoutant que la situation était « encore plus troublante » car elle visait des femmes. Elle a rappelé que l’incident avait privé les compétitrices, dont trois jeunes femmes des îles Anglo-Normandes, de leur « chance de briller ». La Fédération de surf des îles Anglo-Normandes et le Jersey Surfboard Club ont assuré leur soutien aux athlètes féminines. Mme Maltman a rappelé que le rôle de GB Surfing est de promouvoir un sport inclusif et d’« assurer que les femmes bénéficient du meilleur traitement égal dans leurs aspirations ».
Dan Harris, entraîneur de l’équipe nationale des îles Anglo-Normandes, a confié que sa fille, témoin de la scène, avait été « très choquée ». Il a qualifié l’événement de « particulièrement bouleversant » et s’est dit personnellement « très en colère », estimant que ces agissements nuisaient au surf de compétition.