Genève, le 18 février 2026. Les négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie, sous l’égide américaine, sont dans l’impasse après une première journée de discussions tendues à Genève. L’enjeu principal reste le statut des territoires occupés dans l’est de l’Ukraine, où toute concession territoriale semble inacceptable pour Kiev.
- Les pourparlers à Genève, qui se poursuivent aujourd’hui, n’ont pour l’instant abouti à aucun résultat concret.
- Des conseillers à la sécurité nationale de plusieurs pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, France et Italie) ont participé aux négociations, en plus des délégations ukrainienne et russe.
- Le président Zelensky continue de refuser toute cession de territoire, estimant que cela serait impardonnable pour la population ukrainienne.
L’atmosphère des négociations est décrite comme « très tendue » par les médias russes. Les discussions, qui ont duré environ six heures, ont permis aux deux délégations de faire remonter les informations à leurs capitales respectives, mais sans percée notable. Selon le journaliste Barak Ravid, les négociations sur les aspects politiques du conflit sont actuellement bloquées en raison des positions inflexibles de la délégation russe.
La participation surprise de conseillers européens aux pourparlers témoigne de l’importance accordée à ces discussions par les alliés de l’Ukraine. Selon la chaîne publique ukrainienne Suspilne, ces conseillers étaient présents à Genève pour des consultations avec la délégation ukrainienne. Le négociateur en chef ukrainien, Rustem Umyerov, a confirmé avoir rencontré des représentants des États-Unis, de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni, de l’Italie et de la Suisse, pays hôte des négociations.
« Nous avons discuté des résultats du cycle de négociations d’aujourd’hui et sommes convenus des prochaines étapes. Il est important de maintenir une vision commune et une coordination des actions entre l’Ukraine, les États-Unis et l’Europe »,
Rustem Umyerov, négociateur en chef ukrainien (sur Telegram)
Le président Zelensky a réaffirmé sa position ferme sur la question territoriale. Il refuse catégoriquement de céder les régions de Louhansk et de Donetsk, actuellement occupées par les forces russes.
« Émotionnellement, les gens ne pardonneront jamais cela. Jamais »,
Volodymyr Zelensky, président ukrainien (à Axios)
Zelensky privilégie une résolution de la question territoriale lors d’un sommet direct avec le président russe Vladimir Poutine et a demandé à sa délégation de soulever cette question à Genève. Il a également évoqué la possibilité d’un référendum sur un éventuel gel du conflit le long de la ligne de front actuelle, une option qu’il estime pourrait être acceptée par la population ukrainienne, potentiellement en même temps que les élections présidentielles.
La perspective d’un gel du conflit, bien que potentiellement acceptable pour une partie de la population, reste un scénario incertain. L’impasse actuelle des négociations politiques souligne la difficulté de trouver un terrain d’entente entre les deux parties.