Publié le 19 octobre 2025. Un audacieux cambriolage a visé le musée du Louvre ce matin, quelques heures après son ouverture au public, interrogeant une fois de plus la sécurité des institutions culturelles françaises.
- Le vol, d’une durée de quatre minutes, a eu lieu dans la Galerie d’Apollon.
- Les malfaiteurs ont utilisé une grue montée sur camion pour accéder à l’étage et briser une vitrine.
- Aucun blessé n’est à déplorer, mais des bijoux d’une valeur historique inestimable ont été dérobés.
Ce spectaculaire vol, survenu vers 9h30, soulève de vives inquiétudes quant à la sécurité du Louvre, établissement de renommée mondiale ayant accueilli 8,7 millions de visiteurs en 2024. Selon le ministère de l’Intérieur, trois ou quatre individus sont entrés dans le musée par effraction, rapidement dirigés vers plusieurs vitrines pour y subtiliser des bijoux.
La ministre de la Culture, Rachida Dati, a décrit l’opération comme l’œuvre de « professionnels », soulignant leur efficacité et leur absence de violence. « On a vu des images : ils ne ciblent pas les gens, ils entrent tranquillement en quatre minutes, cassent les vitrines, prennent leur butin, et repartent. Pas de violence, très professionnels », a-t-elle déclaré sur TF1. Un bijou aurait été retrouvé à l’extérieur, potentiellement abandonné lors de la fuite. Le quotidien Le Parisien évoque la couronne de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, précisant qu’elle aurait été brisée.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a confirmé l’utilisation d’une grue pour fracturer la façade, permettant aux voleurs d’accéder à l’étage. Une enquête a été immédiatement ouverte et confiée à une unité de police spécialisée dans la lutte contre les vols qualifiés. Le musée du Louvre a annoncé sa fermeture pour la journée pour « raisons exceptionnelles ».
Cette affaire n’est pas sans rappeler le vol de la Joconde en 1911, un événement marquant l’histoire de l’art et du musée. Les autorités rappellent que la question de la sécurisation des grands musées est prégnante depuis plusieurs décennies. « Pendant 40 ans, la sécurisation de ces grands musées a été peu abordée et il y a deux ans, le président du Louvre a demandé un audit de sécurité au préfet de police. Pourquoi ? Parce que les musées doivent s’adapter aux nouvelles formes de délinquance », a souligné Rachida Dati, faisant référence à la montée en puissance de la criminalité organisée.