Home Accueil DIRECT. Mort de Quentin Deranque : « extrêmement préoccupé » par la situation, Emmanuel Macron appelle à « éviter tout engrenage de violence »

DIRECT. Mort de Quentin Deranque : « extrêmement préoccupé » par la situation, Emmanuel Macron appelle à « éviter tout engrenage de violence »

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La mort d’un militant identitaire a déclenché une vague de tensions et de violences à travers la France, atteignant même le siège de La France insoumise (LFI). Alors que l’enquête se poursuit et que plusieurs suspects ont été interpellés, le gouvernement appelle au calme et à la retenue, tandis que l’opposition dénonce une escalade de la violence politique.

Depuis le décès de Quentin Deranque, survenu il y a cinq jours, des menaces ont visé plusieurs élus et militants insoumis. Mercredi, le siège national de LFI à Paris a dû être brièvement évacué suite à une alerte à la bombe. Parallèlement, des candidats aux élections municipales font état de violences et d’attaques sur le terrain et sur les réseaux sociaux.

Le président Emmanuel Macron, actuellement en déplacement en Inde, suit la situation de près et s’est dit « préoccupé », selon son entourage. Il a appelé à « éviter tout engrenage de violence », soulignant la nécessité d’apaiser les tensions.

À Lyon, une marche en hommage à Quentin Deranque, organisée par des militants, est en attente de l’autorisation préfectorale. Aliette Espieux, l’une des coorganisatrices, espère attirer entre 2 000 et 3 000 personnes samedi après-midi, tout en assurant qu’il ne s’agit pas d’une manifestation propice aux affrontements ou à une campagne électorale.

L’enquête a mené à l’interpellation de onze personnes – huit hommes et trois femmes – dans les départements du Rhône, de la Haute-Loire, de la Drôme et de l’Aisne. Sept d’entre eux sont soupçonnés d’avoir participé activement aux violences et sont en garde à vue pour « homicide volontaire, violences aggravées » et « association de malfaiteurs ». Les quatre autres sont interrogés pour « aide à la fuite ».

Parmi les suspects figurent trois proches du député LFI Raphaël Arnault : un ancien stagiaire et deux assistants parlementaires, Jacques-Elie Favrot et Robin C., connu au Palais-Bourbon sous le nom de Robin Michel. Jacques-Elie Favrot a reconnu sa présence sur les lieux et avoir commis des violences à l’encontre de Quentin Deranque, mais nie avoir porté les coups mortels, selon son avocat.

La famille de Quentin Deranque, par la voix de son avocat Fabien Rajona, a dénoncé « toute forme d’appel à la violence » et appelé au « calme et à la retenue » face à l’emballement du débat politique. « Toute forme de violence politique » est à proscrire, a-t-elle insisté.

Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a pris ses distances avec Jacques-Elie Favrot, soulignant qu’il n’est pas membre du parti, mais simplement un collaborateur parlementaire. Il a également défendu Raphaël Arnault, affirmant qu’il ne sera ni suspendu, ni exclu du groupe LFI à l’Assemblée nationale.

« La manière avec laquelle on essaye de rendre responsable Raphaël Arnault qui n’est pas concerné par l’enquête… Dans un État de droit, nul ne peut être responsable que des actes qu’il a commis lui-même », a déclaré Manuel Bompard.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a dénoncé l’attitude de LFI, estimant qu’elle ne se désolidarise pas de la Jeune Garde. Il a également affirmé que Raphaël Arnault « ne peut pas rester légitimement dans le débat d’idées ».

La sénatrice PS Laurence Rossignol a appelé à ne pas laisser l’extrême droite tirer profit de cette situation, soulignant que les groupuscules violents d’extrême droite ont également des responsabilités. Elle a également dénoncé les « dérives » de LFI, qu’elle considère comme un mouvement populiste issu de la gauche, et a annoncé qu’aucun accord n’est envisageable avec ce parti lors des prochaines élections.

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