Steven Spielberg revient au cinéma de science-fiction avec Disclosure Day, son premier long-métrage depuis The Fabelmans (2022). Produit par Universal Pictures, le film explore une conspiration extraterrestre à travers les performances de Josh O’Connor et Emily Blunt, tout en réunissant ses collaborateurs historiques Janusz Kamiński et John Williams.
De quoi parle Disclosure Day ?
L’intrigue se concentre sur Daniel Kellner, un analyste en cybersécurité interprété par Josh O’Connor, traqué par des agents clandestins pour un secret capable de bouleverser les croyances humaines. En parallèle, le film suit Margaret Fairchild (Emily Blunt), une météorologue victime d’un incident étrange en direct à la télévision, marqué par l’émission de sons de cliquetis.
Le casting est complété par Colin Firth, dans le rôle de Noah, dirigeant d’une corporation opaque, et Coleman Domingo, qui incarne Hugo, un homme opérant dans l’ombre. L’analyse souligne que les performances des acteurs gagnent en intensité à mesure que les enjeux du récit s’élèvent.
Pourquoi la réalisation technique est-elle saluée ?
La mise en scène est décrite comme magistrale, s’appuyant sur la maîtrise du placement et du dynamisme des plans propre à Steven Spielberg. Pour ce projet, le réalisateur a sollicité à nouveau Janusz Kamiński, son directeur de la photographie depuis La Liste de Schindler, pour assurer la composition et le flux visuel du film.
La dimension sonore est également portée par John Williams. Le compositeur signe une partition caractérisée par l’utilisation marquée des cuivres et des cordes.
Quels sont les points faibles du scénario et des effets ?
Le scénario, écrit par David Koepp, est pointé du doigt pour son manque de cohérence. Bien que Koepp ait co-écrit des succès comme Jurassic Park ou le premier Spider-Man, son historique est jugé irrégulier, incluant des œuvres moins bien reçues comme La Momie ou les deux derniers volets d’Indiana Jones.

L’analyse critique plusieurs aspects du texte :
- Le développement des personnages : Malgré le jeu des acteurs, les protagonistes manquent d’intérêt.
- La narration : Le script privilégierait le déplacement des personnages d’un point A à un point B sans logique apparente, souffrant d’un excès d’expositions verbales au détriment de l’action.
- La structure : Le film se terminerait abruptement au moment où l’intrigue devient réellement captivante.
Sur le plan visuel, les effets numériques (CGI) sont jugés discutables, particulièrement pour la représentation des créatures. Selon l’auteur, Steven Spielberg éprouverait des difficultés avec les effets numériques depuis Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, suggérant que l’utilisation d’animatroniques classiques aurait été préférable pour certaines scènes clés.