Publié le 2025-10-03 16:39:00. Donald Trump a lancé un ultimatum au Hamas, exigeant l’acceptation d’un plan de paix d’ici dimanche 18h00, heure de Washington, sous peine de représailles « comme jamais vues ». Ce plan ambitieux, présenté comme la clé pour une paix régionale durable, a reçu le soutien d’Israël.
- Le Hamas doit accepter un plan de paix proposé par Donald Trump avant dimanche 18h00 (heure de Washington), sous peine d’une réponse militaire dévastatrice.
- Ce plan, présenté comme une opportunité unique, vise un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages et une reconstruction complète de Gaza sous supervision internationale.
- Israël a donné son approbation à ce plan, affirmant que son rejet par le Hamas entraînerait une offensive soutenue par les États-Unis.
L’ancien président américain a réitéré sa détermination à éradiquer le Hamas, qu’il a qualifié de « menace impitoyable et violente », rappelant les événements du 7 octobre. Il a affirmé que plus de 25 000 combattants du Hamas auraient déjà été tués et que les survivants étaient encerclés. Trump a également appelé les civils palestiniens innocents à quitter les zones de conflit potentiel pour se réfugier dans des zones plus sûres de Gaza, promettant assistance.
Le plan de paix en 20 points, dévoilé le mercredi précédent, propose une feuille de route détaillée pour mettre fin à la guerre à Gaza. Il prévoit notamment un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages et des prisonniers palestiniens, le désarmement du Hamas et une reconstruction de l’enclave sous une autorité internationale dirigée par Donald Trump lui-même. Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, présent aux côtés de Trump lors de l’annonce, avait salué l’initiative et averti des conséquences d’un rejet par le Hamas.
Le document présenté à Washington combine des aspects militaires, humanitaires et politiques. Il vise à faire de Gaza une « zone déradique et sans terrorisme », qui sera reconstruite pour le bénéfice de sa population sous un gouvernement technocratique avec une supervision internationale. Le plan énonce un calendrier précis : retour des otages sous 72 heures, libération simultanée de prisonniers palestiniens et déploiement d’une force internationale chargée de la sécurité.
Des incitations économiques sont également prévues, avec la création d’une zone de développement spéciale et une perspective d’autodétermination palestinienne une fois les réformes internes de l’Autorité palestinienne achevées. Donald Trump a souligné que l’objectif dépassait le seul Gaza, visant une « Paix au Moyen-Orient ».
Plus spécifiquement, le plan détaille les points suivants :
- Gaza deviendra une « zone déradique et sans terrorisme » ne représentant aucune menace pour ses voisins.
- L’enclave sera reconstruite au profit de sa population, qui a déjà suffisamment souffert.
- En cas d’acceptation par les deux parties, la guerre prendra fin immédiatement. Israël se retirera pour préparer la libération des captifs, tandis que les opérations militaires seront suspendues.
- Dans les 72 heures suivant l’acceptation publique de l’accord par Israël, tous les otages, vivants et morts, seront rendus.
- Suite à la restitution des otages, Israël libérera 250 prisonniers condamnés à la réclusion à perpétuité, ainsi que 1 700 Gazaouis détenus depuis le 7 octobre 2023, y compris femmes et enfants. Pour chaque otage décédé rendu, Israël remettra les restes de 15 Gazaouis.
- Les combattants du Hamas s’engageant à la « coexistence pacifique et à livrer leurs armes » bénéficieront de l’amnistie. Ceux qui souhaitent quitter Gaza disposeront d’un passage sûr vers d’autres pays.
- L’aide humanitaire entrera immédiatement à Gaza, avec des volumes minima équivalents à ceux de l’accord du 19 janvier 2025, incluant les infrastructures, hôpitaux et boulangeries.
- La distribution de l’aide sera assurée par l’ONU, le Croissant-Rouge et d’autres institutions neutres. Le passage de Rafah s’ouvrira dans les deux sens.
- Gaza sera administrée par un « comité technocratique palestinien », sous la supervision internationale du « Conseil de paix » dirigé par Donald Trump et incluant des personnalités comme Tony Blair. Cette agence gérera le financement de la reconstruction en attendant que l’Autorité palestinienne reprenne le contrôle.
- Un « plan économique de Trump pour reconstruire et revitaliser Gaza » sera mis en œuvre, conçu par des experts ayant participé au développement de villes modernes au Moyen-Orient.
- Une « Zone économique spéciale » sera créée avec des taux préférentiels et un accès négocié avec les pays participants.
- Personne ne sera contraint de quitter Gaza, mais ceux qui souhaitent émigrer pourront le faire avec le droit de revenir.
- Le Hamas et d’autres factions devront renoncer à tout rôle dans le gouvernement de Gaza. Tous les arsenaux militaires seront détruits sous supervision internationale, avec un programme de rachat et de réintégration d’armes financé par les donateurs.
- Les acteurs régionaux garantiront le respect des obligations, assurant que « le nouveau Gaza ne représente pas une menace pour ses voisins ou pour sa population ».
- Une force de stabilisation internationale sera déployée à Gaza pour former la police palestinienne et coopérer avec l’Égypte et Israël au contrôle des frontières.
- Israël s’engage à ne pas occuper ni annexer le territoire. Les forces de défense israéliennes se retireront progressivement selon un calendrier lié à la démilitarisation.
- En cas de rejet du plan par le Hamas, les mesures d’aide et de reconstruction se poursuivront dans les zones « libres de terrorisme » contrôlées par la force internationale.
- Un « processus de dialogue interreligieux basé sur la tolérance et les valeurs de coexistence pacifique » sera lancé.
- À mesure que la reconstruction progresse et que le programme de réforme de l’Autorité palestinienne est rempli, des conditions pourraient être réunies pour une voie crédible vers l’autodétermination et l’État palestinien.
- Les États-Unis ouvriront un dialogue entre Israël et les Palestiniens pour définir un horizon politique de coexistence pacifique et prospère.