Publié le 2025-10-06 02:57:00. Les États-Unis ont intensifié leurs opérations antidrogue en mer des Caraïbes, revendiquant des frappes contre plusieurs navires. Donald Trump a évoqué un possible déplacement de ces opérations sur terre, tandis que le Venezuela dénonce une agression militaire.
- Washington affirme avoir neutralisé des embarcations impliquées dans le trafic de stupéfiants, des actions justifiées par le président Trump comme une lutte pour sauver des vies américaines.
- Le Venezuela, quant à lui, accuse les États-Unis de mener une agression militaire dans le but d’un changement de régime et de s’emparer de ses ressources.
- Face à la diminution des trafiquants en mer, Donald Trump a annoncé que les opérations pourraient bientôt se dérouler sur le sol.
Lors d’une cérémonie marquant le 250e anniversaire de la marine américaine à la base navale de Norfolk, en Virginie, le président Donald Trump a declared qu’il n’y avait « plus de bateaux » dans la zone des Caraïbes, sous-entendant que les efforts militaires portaient leurs fruits. « Ces dernières semaines, la marine a soutenu notre mission pour éliminer complètement les terroristes des affiches… nous n’en trouvons plus. Pas même des bateaux de pêche, personne ne veut entrer dans l’eau », a-t-il affirmé.
Interrogé par la presse à son retour à la Maison Blanche au sujet d’une opération menée samedi soir, Donald Trump s’est montré évasif, se contentant de dire que ses équipes fourniraient les détails. Selon la Maison Blanche, ces actions ont conduit à la destruction d’au moins quatre navires, empêchant ainsi des cargaisons de drogues d’atteindre les États-Unis. Les chiffres avancés par les autorités américaines font état d’une vingtaine de morts suite à ces frappes.
Le président américain a justifié ces actions en affirmant que chaque navire intercepté était responsable de la mort de 25 000 Américains. « Lorsque vous le regardez de ce point de vue, ce que nous faisons est un acte de bonté », a-t-il déclaré.
Cependant, l’usage de la force létale en haute mer ou dans les eaux internationales contre des suspects non interceptés ni interrogés suscite des interrogations chez les démocrates et les experts.
La mobilisation de navires et d’avions de guerre américains dans les Caraïbes sud, présentée par Washington comme une lutte contre le trafic de drogue, est interprétée différemment par le Venezuela. Le président Nicolás Maduro a dénoncé une « agression armée visant à imposer un changement de régime, à installer des gouvernements fantoches et à voler du pétrole, du gaz, de l’or et toutes les ressources naturelles ».
Nicolás Maduro a fermement déclaré : « Le Venezuela ne s’humiliera devant aucun empire. » En réponse, il a ordonné des exercices militaires et la mobilisation des réservistes et des milices. « S’il est nécessaire de passer de la voie de la lutte non armée à la forme de la lutte armée, ce peuple le fera pour la paix, pour la souveraineté et pour le droit à l’existence », a-t-il martelé.
Le président vénézuélien a également annoncé la préparation d’un décret pour déclarer un état de choc externe, une mesure exceptionnelle jamais appliquée auparavant, qui pourrait entraîner la suspension de certaines garanties constitutionnelles.