Publié le 2025-10-06 04:15:00. Face à un appel à la grève des transporteurs ce lundi 6 octobre, le ministère de l’Éducation péruvien a annoncé le passage des cours en mode virtuel dans la capitale et ses environs. Cette mesure vise à garantir la sécurité des élèves et du personnel éducatif.
- Les cours dans les établissements publics de Lima métropolitaine et de Callao se dérouleront à distance le lundi 6 octobre.
- Le gouvernement régional de Callao a également confirmé la tenue virtuelle des cours dans les écoles publiques et privées de sa juridiction.
- Cette décision fait suite à un appel à la grève de 24 heures des transporteurs, motivé par des actes d’insécurité et des extorsions.
La Direction régionale de l’éducation de la Lima métropolitaine (Drelm) a précisé dans un communiqué que, compte tenu de la situation de mobilité prévue pour ce lundi, les cours seront dispensés à distance. Le ministère de l’Éducation a affirmé qu’il suivrait en permanence l’évolution de la situation afin d’assurer la protection de tous les acteurs du système éducatif.
Pour sa part, le Gouvernement régional de Callao a également annoncé que les activités pédagogiques se dérouleraient de manière virtuelle. Cette décision concerne tous les établissements d’enseignement, publics et privés, de la région du premier port du Pérou, afin d’assurer la continuité du processus éducatif.
Protestation des transporteurs
La paralysie annoncée par les transporteurs est une réponse directe à l’assassinat de Daniel José Cedeño Alfonso, un chauffeur de la société Lipetsa, abattu par des individus non identifiés dans le district de San Juan de Miraflores. Martín Ojeda, directeur de la Chambre des transports internationaux (CIT), a fait savoir que ce mouvement de protestation, qualifié de « moteur off », se déroulera sans violence ni blocage des routes.
« Il s’agit d’un arrêt des moteurs, pas d’une manifestation. Il n’y aura aucun acte de violence. En tant que sociétés de transport urbain et chauffeurs, nous invitons la population à nous accompagner dans ces arrêts sans incident, sans piquets de grève, sans équipement. Nous ne partirons tout simplement pas. Malheureusement, c’est la seule option qui nous reste. Nous considérons que nous sommes tous coupables et que cela ne peut plus continuer dans notre pays. »
Martín Ojeda, directeur de la Chambre des transports internationaux (CIT)
Face à cette situation, la Police nationale a annoncé qu’elle mettrait à disposition des bus de l’institution pour assurer le transport des personnes se rendant à leur lieu de travail.