Publié le 25 février 2026 à 03h24. Lors de son discours sur l’état de l’Union, le président américain Donald Trump a dressé un bilan positif de sa première année de second mandat, mettant en avant des améliorations économiques et sécuritaires, tout en promettant de poursuivre une politique de fermeté sur les frontières et dans le commerce international.
- Donald Trump affirme que les frontières américaines sont désormais sécurisées et que l’inflation est en baisse.
- Le président s’est vanté d’avoir attiré plus de 18 000 milliards de dollars d’investissements étrangers, une affirmation contestée par des vérifications des faits de NBC News.
- Des incidents ont marqué le discours, notamment une interruption d’une députée démocrate et des protestations concernant les dossiers Epstein.
Dans son allocution, le président Trump a souligné un contraste marqué avec la situation qu’il a hérité il y a un an.
« Lors de mon dernier discours devant cette Assemblée il y a 12 mois, j’ai hérité d’un pays en crise, avec une économie stagnante, une inflation record, une frontière grande ouverte, un recrutement militaire et policier épouvantable, une criminalité endémique dans le pays, et une guerre et un chaos dans le monde entier »,
Donald Trump, président des États-Unis
Il a affirmé avoir opéré une « transformation sans précédent » et une « percée historique », insistant sur le fait qu’il n’y aurait pas de retour en arrière.
Le président a mis en avant la sécurité retrouvée aux frontières, la baisse de l’inflation et la croissance économique.
« Aujourd’hui, nos frontières sont sûres. Nous avons retrouvé notre esprit. L’inflation chute rapidement. Les revenus augmentent rapidement. L’économie est en plein essor comme jamais auparavant et nos ennemis sont terrifiés. Nos forces armées et notre police sont prêtes à agir. L’Amérique est à nouveau respectée, peut-être comme jamais auparavant »,
Donald Trump, président des États-Unis
Il a également affirmé qu’aucun migrant illégal n’était entré aux États-Unis au cours des neuf derniers mois.
Un moment particulier du discours a été l’apparition de l’équipe américaine de hockey sur glace, médaillée d’or aux Jeux olympiques. Accueillis par des applaudissements et des chants de « USA », les joueurs ont été salués par le président Trump, qui a annoncé qu’il décernerait la Médaille présidentielle de la liberté au gardien Connor Hellebuyck.
Sur le plan économique, Donald Trump a vanté l’attraction d’investissements étrangers d’une valeur de plus de 18 000 milliards de dollars (environ 13 300 milliards d’euros) en douze mois. Cependant, cette affirmation a été remise en question par NBC News, qui a souligné que de nombreux engagements d’investissement ne représentent qu’une légère augmentation par rapport à des annonces antérieures ou sont conformes à des plans déjà existants. Selon leur vérification des faits, les engagements et investissements annoncés par la Maison Blanche ne totalisent que 9 700 milliards de dollars (environ 6 800 milliards d’euros). La Tribune rapportait également une analyse de Bloomberg qui jugeait le montant communiqué par la Maison Blanche trompeur.
Le président a également annoncé une augmentation de la production pétrolière américaine de plus de 600 000 barils par jour et a mentionné la réception de 80 millions de barils de pétrole du Venezuela, qu’il a qualifié de « nouvel ami et partenaire ».
Le discours a été marqué par des interruptions et des protestations. La députée démocrate Al Green a été escortée hors de la salle pour avoir brandi une banderole faisant référence à une publication controversée de Donald Trump comparant l’ancien président Barack Obama et son épouse Michelle à des singes. Plus tard, la députée Rashida Tlaib a crié pour demander la divulgation des dossiers Epstein, tandis que d’autres élus démocrates portaient des épinglettes en soutien aux victimes d’abus sexuels.
Donald Trump a également appelé à l’adoption du SAVE Act, qui exigerait une preuve de citoyenneté américaine pour l’inscription sur les listes électorales et une pièce d’identité pour voter. Il a accusé les démocrates de vouloir « tricher » et a dénoncé leurs politiques comme étant « mauvaises ».
Enfin, le président a annoncé une nouvelle initiative, le Rate Payer Protection Pledge, visant à obliger les entreprises technologiques à fournir leur propre énergie pour les centres de données alimentant le boom de l’intelligence artificielle.