Publié le 2025-11-01 16:39:54. La tension monte à l’approche du match de Ligue des champions entre Naples et l’Eintracht Francfort. Les autorités italiennes craignent des débordements et ont mis en place des mesures drastiques pour empêcher l’entrée des supporters allemands, qui pourraient toutefois tenter de contourner les interdictions.
- Un dispositif policier exceptionnel de 800 agents est mobilisé à Naples.
- La réglementation Schengen sur la libre circulation est suspendue pour les supporters allemands.
- Le parcage visiteur sera occupé par des classes scolaires napolitaines.
La rencontre de Ligue des champions opposant l’Eintracht Francfort à Naples, prévue mardi à 18h45, s’annonce sous haute tension. Les craintes d’affrontements violents entre supporters des deux camps, similaires à ceux qui ont marqué la précédente confrontation en mars 2023, sont vives. Les autorités italiennes ont pris des mesures exceptionnelles pour tenter de prévenir toute escalade.
Dès lundi, des contrôles renforcés étaient effectués par la police allemande aux aéroports de Francfort. En Italie, les forces de l’ordre ont également procédé à des vérifications aux frontières, aéroports et gares pour empêcher l’entrée des supporters de l’Eintracht. À cette fin, la libre circulation prévue par l’accord de Schengen a été suspendue pendant deux jours pour les voyageurs allemands. Le secteur visiteur du Stadio Diego Armando Maradona sera, quant à lui, rempli par des élèves napolitains, une initiative présentée comme un « gage de sécurité et de sportivité » par les organisateurs italiens.
Malgré ces restrictions, environ 500 supporters de Francfort auraient l’intention de se rendre à Naples pour contester ces interdictions. Selon des informations, ce groupe aurait déjà pris la route, partant de Heidenheim pour rejoindre l’Italie. Un scénario qui risque fort d’attirer l’attention des supporters les plus virulents du SSC Naples. La dernière visite des Allemands en mars 2023, avant un match de Ligue Europa, s’était soldée par des scènes de chaos dans la ville, avec des voitures incendiées et des affrontements avec les forces de l’ordre, alors même que les supporters visiteurs étaient déjà interdits de déplacement.
Du côté de Francfort, on tente de minimiser le risque, affirmant que peu de supporters organisés feront le déplacement par crainte des ultras napolitains et des mesures de sécurité. Cette position semble partagée par les autorités italiennes. Cependant, le noyau dur des supporters, malgré les risques d’arrestation et de détention, pourrait bien braver l’interdit. La plupart des clubs de supporters organisés devraient toutefois renoncer à ce déplacement. Le directeur sportif de l’Eintracht, Markus Krösche, a qualifié les raisons invoquées par les autorités italiennes d’« ridicules », ajoutant que cela n’avait « rien à voir avec l’intégrité de la compétition ».
Le club allemand avait pourtant cherché à éviter une rencontre sans supporters adverses, demandant le report du match sur terrain neutre, une requête rejetée par l’UEFA. Auparavant, la préfecture italienne avait interdit la vente de billets aux résidents de Francfort, avant d’instaurer un interdit de rassemblement pour les supporters de l’Eintracht dans la ville, par crainte des violences.
Fait notable, l’Eintracht a mis en place une assistance juridique sur place en cas d’urgence. De plus, le président Mathias Beck et le porte-parole du conseil d’administration, Axel Hellmann, ont renoncé à se rendre à Naples.