Publié le 2025-10-21 16:10:00. Le projet américain de retour sur la Lune pourrait être confié à une autre entreprise que SpaceX, en raison de retards de calendrier. Le ministre des Transports américain, Sean Duffy, a annoncé la possibilité de réviser le contrat, affirmant vouloir garantir le succès de la nouvelle course à l’espace face à la Chine.
- SpaceX pourrait être écarté du programme lunaire américain pour non-respect des délais.
- Le gouvernement américain réaffirme son objectif de retourner sur la Lune et d’y établir des bases.
- Blue Origin est évoqué comme un remplaçant potentiel, bien que contesté par Elon Musk.
Jakarta, Indonésie – L’ambition des États-Unis de reconquérir la Lune fait face à des turbulences au sein même de son programme spatial. Sean Duffy, ministre des Transports, a laissé entendre que SpaceX, la société d’Elon Musk, pourrait être remplacée pour la mission lunaire Artemis III. La raison invoquée : le non-respect du calendrier initialement fixé. « Nous n’attendrons pas qu’une seule entreprise [pour mener à bien le projet spatial] », a déclaré M. Duffy, cité par CNBC International ce mardi 21 octobre 2025.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de compétition accrue avec la Chine pour la suprématie spatiale. « Nous allons continuer à avancer et gagner la deuxième course spatiale avec la Chine. Retourner sur la Lune, installer des camps et des bases », a martelé le ministre. SpaceX, qui avait remporté en 2021 le contrat pour fournir le système d’atterrissage lunaire dans le cadre de la mission Artemis III, n’a pas commenté dans l’immédiat cette annonce.
La NASA a déjà reprogrammé plusieurs phases du programme Artemis. Le lancement destiné à envoyer des astronautes en orbite lunaire est désormais prévu pour avril 2026, tandis que l’atterrissage de deux astronautes dans la région du pôle Sud n’est envisagé que pour 2027. Sean Duffy s’est montré confiant quant à la tenue de la date d’avril 2026 pour le lancement orbital, tout en précisant que le retour effectif sur la Lune avec deux entreprises distinctes n’interviendrait pas avant 2028.
Bien qu’aucune entreprise n’ait été officiellement désignée pour remplacer SpaceX, Blue Origin, la société de Jeff Bezos, est citée comme un candidat sérieux. Cette hypothèse a suscité une réaction d’Elon Musk. Le PDG de SpaceX a rappelé que Blue Origin n’avait encore jamais mené de mission habitée en orbite, et encore moins vers la Lune. Le programme Artemis de la NASA implique par ailleurs d’autres géants de l’aérospatiale tels que Boeing, Lockheed Martin et Northrop Grumman.
Le ministre Duffy a souligné l’urgence de la situation, évoquant la volonté du président américain de voir des Américains fouler à nouveau le sol lunaire durant son mandat. « Nous combattons la Chine. Le président et moi voulons atteindre la Lune pendant son mandat présidentiel, donc je rouvrirai le contrat », a-t-il affirmé.