Publié le 2025-11-06 14:33:00. La comète interstellaire 3I/ATLAS, un visiteur cosmique rare, suscite l’attention des scientifiques et du public. Au-delà de sa nature inhabituelle, elle alimente des spéculations sur ses origines, notamment celles soulevées par l’homme d’affaires Elon Musk et le physicien Avi Loeb.
- La comète 3I/ATLAS, identifiée comme le troisième objet interstellaire détecté, est au cœur de débats scientifiques quant à sa composition et son origine potentielle.
- Elon Musk a évoqué le danger potentiel d’une collision avec un corps de cette taille, tout en spéculant sur la nature inhabituelle de la comète, suggérant même une possible origine artificielle.
- Le physicien Avi Loeb soutient que certains comportements observés chez 3I/ATLAS, tels qu’une accélération non gravitationnelle et des éjections de nickel pur, pourraient indiquer une origine technologique.
Ces dernières semaines, la comète 3I/ATLAS a captivé l’attention des astronomes et des passionnés d’espace. Son passage dans notre système solaire est un événement peu commun, étant donné qu’il s’agit de l’un des rares objets interstellaires jamais détectés. Ces corps célestes proviennent de l’extérieur de notre voisinage cosmique. Bien que la NASA ait rapidement précisé qu’elle ne représentait aucun danger pour la Terre, le débat sur son origine continue de susciter des réactions, notamment de la part de l’homme d’affaires controversé Elon Musk.
Le PDG de SpaceX a abordé le sujet de 3I/ATLAS lors de son passage dans le podcast The Joe Rogan Experience le 31 octobre 2025. Cette discussion a eu lieu un jour après que la comète ait atteint son point le plus proche du Soleil, à environ 210 millions de kilomètres (130 millions de miles), selon les données de la NASA. Au cours de cet entretien, la nature potentiellement révolutionnaire de l’origine de ces objets a rapidement captivé l’auditoire.
Au cours de l’émission, Joe Rogan a soulevé la possibilité que 3I/ATLAS ne soit pas un objet naturel, évoquant une composition principalement à base de nickel. Elon Musk a reconnu que cet élément chimique est présent dans les comètes et les astéroïdes, mais a ajouté que si le corps céleste était entièrement constitué de nickel, il pourrait s’agir d’un « vaisseau spatial lourd ».
Les experts de la NASA n’ont pas encore été en mesure de déterminer avec précision la taille de la comète, bien qu’ils estiment son diamètre entre 440 mètres (1 444 pieds) et 5,6 kilomètres (3,5 miles). Certains comparent ses dimensions à celles de l’île de Manhattan, dont la largeur maximale avoisine les 3,7 kilomètres.
Concernant l’impact potentiel d’un tel objet, Elon Musk s’est montré direct : si un corps de cette ampleur entrait en collision avec la Terre, « ce serait comme anéantir un continent entier. Ou pire ». Lorsque Rogan a suggéré qu’un événement d’une telle magnitude pourrait signifier la fin de l’humanité, le fondateur de SpaceX a répondu que tout dépendrait de la masse totale de 3I/ATLAS.
Le magnat a rappelé que les archives fossiles témoignent d’au moins cinq événements d’extinction majeurs causés par des impacts cosmiques. Il a toutefois souligné que ces cas ne documentent que les épisodes ayant entraîné des extinctions massives, et non ceux qui auraient pu « détruire un continent entier ». Musk considère ainsi qu’il est possible que la Terre ait connu de multiples collisions de cette ampleur au cours de son histoire.
De son côté, le physicien théoricien Avi Loeb a commenté dans un article publié sur le portail Medium que 3I/ATLAS présente une accélération non gravitationnelle, d’après les données de la NASA. Loeb a expliqué que ce comportement pourrait résulter de l’éjection de gaz, similaire à celle d’une fusée, ou d’un signal technologique émanant d’un moteur interne, renforçant ainsi l’idée qu’il ne s’agit pas d’une comète ordinaire.
La NASA maintient cependant que l’objet se déplace à 221 000 kilomètres par heure (37 000 miles par heure) et que son passage, à 270 millions de kilomètres (170 millions de miles) de la Terre, n’implique aucun risque. La comète devrait redevenir visible depuis les télescopes terrestres début décembre 2025, offrant une occasion unique de continuer à percer ses mystères.
Avi Loeb n’exclut pas que 3I/ATLAS soit « bien plus » qu’une simple comète
Les affirmations d’Avi Loeb sur une possible origine artificielle de la comète interstellaire 3I/ATLAS ne sont pas nouvelles. Depuis plusieurs mois, l’astrophysicien soutient que l’astre pourrait être « bien plus » qu’une vulgaire comète. Selon l’expert, le comportement de l’objet ne correspond à aucun corps naturel observé jusqu’à présent dans l’espace, ce qui ouvre la porte à une origine technologique.
Sur son blog, Loeb a rapporté que 3I/ATLAS éjecte un alliage de nickel pur, sans traces de fer. Il s’agit d’un matériau que l’on ne trouve pas naturellement dans les comètes de notre système solaire. Ce métal est utilisé dans l’industrie moderne pour la fabrication de composants de haute technologie, ce qui a suscité des soupçons quant à son origine. De plus, l’objet a montré un phénomène connu sous le nom d’« anti-queue » : un jet de particules qui, au lieu de s’éloigner du Soleil comme le ferait une comète, pointe directement vers lui.
Loeb affirme que ce comportement pourrait être une sorte de mécanisme de propulsion ou de manœuvre contrôlée. Un autre fait qui alimente le mystère est sa trajectoire hyperbolique. Contrairement aux comètes traditionnelles, qui orbitent autour du Soleil, 3I/ATLAS arrive de l’espace interstellaire et quittera le système solaire pour ne jamais y revenir. Ce constat suggère que le corps céleste ne fait pas partie de notre voisinage cosmique et pourrait être un visiteur artificiel « envoyé » d’une autre civilisation.
Pour l’expert, ignorer les anomalies de cet objet serait une erreur scientifique. Il insiste donc sur l’importance de l’observer le plus en détail possible avant qu’il ne s’éloigne définitivement, nous faisant ainsi perdre l’occasion de découvrir s’il s’agit réellement d’un signe d’une autre civilisation.
Pourquoi s’appelle-t-elle 3I/ATLAS ?
La comète est nommée 3I/ATLAS car elle est le troisième objet interstellaire (« 3I ») découvert et détecté par le système de télescopes ATLAS (« ATLAS »). La lettre « I » signifie « interstellaire », indiquant que son origine se situe en dehors de notre système solaire. Le chiffre « 3 » fait référence au fait qu’il s’agit du troisième objet de ce type à être identifié.