Publié le 2025-10-16 17:01:00. Emma Raducanu peine à rivaliser avec les meilleures joueuses du circuit, un constat dressé après ses récentes défaites. La jeune Britannique identifie son service et la transition qui suit comme des axes majeurs de progression pour inverser la tendance.
- Seulement sept défaites sur 22 encaissées face à des adversaires moins bien classées.
- Dix défaites sur onze matchs contre le top 10 en 2025, à l’exception d’une victoire à Miami.
- Des points clés à améliorer : le service, le coup suivant, et l’initiation du point.
Malgré des rencontres prometteuses, comme face à Aryna Sabalenka ou lors d’un tie-break à suspense à Cincinnati, Emma Raducanu peine à concrétiser face aux joueuses les plus expérimentées. Sa défaite expéditive à l’US Open contre Elena Rybakina, tête de série numéro neuf (6-1, 6-2), a d’ailleurs relancé le débat sur ses capacités à rivaliser avec l’élite. Sur les 22 revers enregistrés jusqu’à présent, seules sept ont été subies face à des adversaires classées plus bas qu’elle, dont trois sur le seul mois écoulé. Le contraste est frappant avec les performances contre les joueuses du top 10 : dix défaites en onze confrontations cette année, la seule éclaircie étant sa victoire contre Emma Navarro à Miami en mars.
Dans une analyse post-match, Raducanu a mis l’accent sur les aspects techniques à retravailler. « Mon service s’améliore, mais je pense qu’il peut encore progresser », a-t-elle confié à la BBC. « Le coup juste après le service également, pour être prête à un retour rapide. Je pense que c’est là que j’ai encore un gros travail à accomplir. Commencer le point est extrêmement important à ce niveau de compétition. »
L’année 2025 a également été marquée par une difficulté récurrente en Asie : l’incapacité à convertir des balles de match. À Séoul, Barbora Krejcikova avait réussi à en écarter trois, avant que Jessica Pegula ne réitère la performance à Pékin. Plus préoccupant encore, la tendance de Raducanu à s’effondrer dans les sets décisifs de ces rencontres. Contre Pegula, le scénario fut particulièrement frappant, avec un véritable naufrage dans le dernier acte. Un phénomène qu’elle n’avait pas connu durant l’été, et qui pourrait traduire une certaine fatigue accumulée après neuf mois de compétition intense.