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En attendant la réponse du Hamas

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Après la proposition visant à mettre un terme à la guerre à Gaza, la réponse officielle du Hamas se fait toujours attendre, alors que le plan a suscité une large approbation internationale. L’Autorité palestinienne a également salué cette avancée.

Le mouvement islamiste palestinien a toutefois manifesté son scepticisme. Mardi, un haut responsable du Hamas a confié à la BBC que le plan servait les intérêts israéliens au détriment des Palestiniens, doutant fortement d’un désarmement de l’organisation, tel que requis par la proposition.

La libération de tous les otages constitue un autre point de friction majeur pour le Hamas, qu’il considère comme sa principale « carte maîtresse ». De plus, le projet d’un « groupe de stabilisation » international chargé d’assurer la sécurité dans la bande de Gaza est perçu comme une nouvelle forme d’occupation.

Outre le Hamas, le Jihad islamique palestinien (JIP), également impliqué dans les attaques du 7 octobre et détenant des otages, a rejeté le plan mardi.

Espoir parmi les proches d’otages, divergences politiques

Les familles des otages, réunies au sein d’un forum, ont accueilli le plan avec un « grand espoir pour le retour de nos proches à la maison ». Elles ont toutefois précisé : « Nous ne célébrerons que lorsque tous les otages seront de retour sains et saufs sur le sol israélien, ainsi que tous nos soldats. »

Le chef de l’opposition israélienne, Yaïr Lapid (Yesh Atid), a salué le plan, le qualifiant de seule option réalisable actuellement, malgré ses lacunes. Il a assuré aux Américains que le Premier ministre Benjamin Netanyahu (Likoud) bénéficiait de son soutien.

L’ancien ministre Avigdor Lieberman (Yisrael Beiteinu) a également une vision positive du plan, mais il a appelé le gouvernement à adopter une posture ferme : en cas de rejet par le Hamas, il prône la fermeture de tous les points de passage de la bande de Gaza, privant ainsi le territoire de secours, d’électricité et d’eau.

Des voix critiques au sein du gouvernement

À l’inverse, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir (Otzma Yehudit), s’est montré très critique. Lors d’une réunion du cabinet mardi, il a jugé le plan dangereux pour la sécurité d’Israël, reprochant notamment le transfert du contrôle de Gaza à un groupe international et l’octroi d’une amnistie à de nombreux « terroristes ».

Le ministre des Finances, Betsalel Smotrich (HaTzionout HaDatit), a exprimé des préoccupations similaires. Selon lui, le plan représente un retour aux « illusions politiques » des accords d’Oslo. Il estime qu’Israël a l’opportunité de s’en affranchir, mais que cela reviendrait à ignorer les leçons du 7 octobre : « Cela finira par se terminer en larmes. Nos enfants devront se battre à nouveau à Gaza. »

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