Le président français Emmanuel Macron a jugé, ce jeudi, qu’il n’était pas nécessaire d’engager immédiatement des discussions directes avec Vladimir Poutine. Il a insisté sur la nécessité d’une stratégie européenne unifiée avant toute reprise de dialogue avec la Russie.
À l’issue d’un sommet informel en Belgique, le chef de l’État a précisé que la préparation d’un tel échange prendrait du temps. « Ce n’est pas une question de jours. On prépare les choses », a-t-il déclaré. Selon lui, il est primordial de définir clairement les objectifs et les demandes européennes avant d’entrer en contact avec le président russe.
« Je pense qu’il faut surtout maintenant travailler sur nous, sur ce qu’on veut demander », a-t-il ajouté, soulignant l’importance d’une approche collective. « Maintenant il faut le préparer en Européens pour pouvoir, au bon moment, être prêts dans la discussion avec les Russes. »
Les priorités de cette future discussion incluent, selon le président Macron, « des garanties de sécurité pour l’Ukraine, mais aussi des choses pour les Européens ». Il a énuméré des questions de prospérité, l’avenir de l’Europe et l’architecture de sécurité comme étant au cœur des préoccupations.
Le 10 février dernier, Emmanuel Macron avait déjà exprimé son souhait de voir une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se faire de manière « bien organisée » et avec une participation européenne coordonnée, tout en limitant le nombre d’interlocuteurs. Il avait alors constaté que les premiers contacts « techniques » avaient révélé que la Russie ne manifestait, à ce stade, aucune volonté de paix.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a réagi en affirmant que la Russie ne percevait pour l’heure aucune initiative française concrète pour reprendre un dialogue au plus haut niveau, malgré des échanges récents entre Moscou et Paris.