Un projet britannique d’envergure, doté de 10 millions de livres sterling (environ 11,7 millions d’euros), vise à synthétiser l’intégralité du génome humain d’ici juin 2025. Cette initiative, baptisée Synthetic Human Genome Project (SynHG), suscite à la fois espoirs et inquiétudes quant à ses implications pour la médecine et la biotechnologie.
L’objectif principal du SynHG, selon le Wellcome Trust qui le finance, est d’approfondir notre compréhension fondamentale de la vie. Les chercheurs estiment que cette avancée pourrait accélérer le développement de thérapies cellulaires plus sûres et plus ciblées, et ouvrir de nouvelles voies de recherche en santé humaine. « Cela permettra de mieux comprendre la vie, ce qui entraînera de profonds impacts sur la biotechnologie », a déclaré le Wellcome Trust.
Cependant, le projet n’est pas exempt de critiques. Certains observateurs ont exprimé des réserves, allant jusqu’à évoquer des scénarios dystopiques liés à la culture de parties du corps en laboratoire. Ces craintes témoignent des questions éthiques soulevées par la manipulation du génome humain.
Le biologiste Adrian Woolfson, dont la société Genyro travaille au développement des technologies nécessaires à la synthèse génomique, expose sa vision du potentiel de cette approche dans son ouvrage Sur l’avenir des espèces : créer la vie au moyen de l’intelligence biologique artificielle. Il souligne l’importance de maîtriser les outils techniques pour exploiter pleinement les bénéfices de la synthèse totale des génomes.