Publié le 2024-11-20 10:00:00. La Commission européenne publie son rapport annuel sur les avancées des pays candidats à l’UE. Si l’Ukraine est encouragée à accélérer ses réformes pour espérer une adhésion à terme, d’autres pays voient leur perspective s’éloigner significativement.
- La Commission européenne vise la fin de 2028 pour achever les négociations d’adhésion avec l’Ukraine, mais impose un rythme de réformes plus soutenu.
- La Géorgie, la Serbie et la Turquie sont considérées comme plus éloignées que jamais de l’intégration européenne.
- Des progrès sont notés pour l’Albanie, le Monténégro et la Moldavie, tandis que la Macédoine du Nord et la Bosnie-Herzégovine doivent encore franchir des étapes cruciales.
Le rapport annuel de la Commission européenne, dévoilé ce mardi, dresse un état des lieux contrasté des candidatures à l’Union européenne. Pour l’Ukraine, l’objectif est ambitieux : boucler les pourparlers d’adhésion d’ici la fin de l’année 2028. Cependant, cette échéance est conditionnée à une accélération significative des réformes internes, notamment en matière d’État de droit, un domaine où les progrès sont jugés insuffisants pour satisfaire aux critères de l’UE.
Dans le camp des candidatures moins prometteuses, la Géorgie est pointée du doigt. Le processus d’adhésion, interrompu par le gouvernement géorgien en 2024, aurait connu une forte dégradation depuis. La Commission européenne constate une érosion rapide de l’État de droit et des restrictions sévères des droits fondamentaux. La reprise des négociations n’est envisageable qu’après une inversion de cette tendance et la mise en œuvre de nouvelles réformes démocratiques.
La Serbie voit également son parcours ralentir, en partie à cause d’une polarisation sociale croissante. Quant à la Turquie, les négociations d’adhésion sont gelées depuis 2018, sans perspective de déblocage à court terme.
La perspective d’une adhésion semble légèrement plus encourageante pour l’Albanie, le Monténégro et la Moldavie. Bien qu’ils n’aient pas encore satisfait à toutes les exigences, ces pays affichent une dynamique positive dans leurs réformes.
Pour la Macédoine du Nord et la Bosnie-Herzégovine, la Commission européenne conditionne le lancement des négociations à la mise en œuvre de réformes démocratiques substantielles, en particulier au sein de leur système judiciaire.
« Nous sommes plus déterminés que jamais à réaliser l’élargissement de l’UE », a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. « Une Union plus grande signifie une Europe plus forte et plus influente sur la scène mondiale. »
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne