Washington pousse l’Ukraine à accélérer les négociations avec la Russie, alors que les discussions à Genève s’annoncent difficiles sur les questions territoriales. Le président américain Donald Trump a publiquement exhorté Kiev à trouver rapidement un accord, tandis que Moscou renforce sa délégation de négociateurs.
« L’Ukraine ferait mieux de venir vite à la table », a déclaré Donald Trump aux journalistes à bord d’Air Force One, alors qu’il retournait à Washington. Cette déclaration intervient alors que les négociations, facilitées par les États-Unis, doivent reprendre à Genève dans les prochains jours.
Le Kremlin a annoncé le retour de Vladimir Medinsky, ancien ministre de la Culture et figure nationaliste, à la tête de sa délégation pour les discussions à Genève. Un porte-parole de Vladimir Poutine a expliqué que ce changement visait à aborder « un ensemble de questions plus larges, en se concentrant sur les questions clés liées aux territoires et à d’autres revendications ».
Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a réagi en soulignant la nécessité de maintenir une forte pression sur la Russie. Sur les réseaux sociaux, il a affirmé que « même à la veille des réunions trilatérales à Genève, l’armée russe n’a d’autre ordre que de continuer à frapper l’Ukraine. Cela en dit long sur la façon dont la Russie considère les efforts diplomatiques des partenaires ». Il a ajouté : « Ce n’est qu’avec une pression suffisante sur la Russie et des garanties de sécurité claires pour l’Ukraine que cette guerre pourra prendre fin de manière réaliste. »
À ce stade, les divergences persistent quant aux concessions territoriales et aux perspectives d’une percée diplomatique. L’envoyé de Donald Trump, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, rencontreront mardi à Genève Vladimir Medinsky et Rustem Umerov, chef du Conseil de sécurité nationale ukrainien.
Par ailleurs, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé que Donald Trump était « profondément engagé » dans le succès du Premier ministre hongrois Viktor Orban, un critique notoire de l’Ukraine et un allié de la Russie.