Washington se prépare à accueillir une réunion cruciale sur l’avenir des territoires palestiniens, avec le lancement du « Conseil de la paix » initié par l’ancien président américain Donald Trump. Cette nouvelle initiative, qui vise à consolider les progrès à Gaza, intervient dans un contexte de tensions persistantes et d’inquiétudes croissantes concernant l’expansion du contrôle israélien en Cisjordanie.
Lors de cette réunion inaugurale, jeudi, Donald Trump devrait s’engager à débloquer plus de 5 milliards de dollars (environ 4,6 millions d’euros) pour Gaza, une région dévastée où il a même évoqué la possibilité de développer des complexes touristiques. L’ancien président américain a réuni à cette occasion un groupe d’alliés idéologiques, parmi lesquels le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le président argentin Javier Milei. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, en quête de soutien américain dans le conflit avec l’Inde, est également attendu.
Cependant, l’absence de plusieurs alliés traditionnels des États-Unis est notable. La France et le Canada ne participeront pas à cette première réunion. Le Japon, habituellement un partenaire fidèle de Washington, n’a pas encore pris de décision quant à sa participation et pourrait se contenter d’envoyer un envoyé spécial pour les questions relatives à Gaza.
Parallèlement, le Hamas a appelé Israël à « mettre fin à ses violations » à Gaza et à lever le blocus qui pèse sur le territoire, estimant que le « Conseil de la paix » devrait exercer une pression en ce sens, a déclaré son porte-parole, Hazem Qassem, à l’AFP.
La réunion devrait également aborder la mise en place d’une Force internationale de stabilisation pour assurer la sécurité à Gaza. L’Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, s’est dite prête à déployer jusqu’à 8 000 soldats si cette force est confirmée. Son président, Prabowo Subianto, participera à la réunion après avoir pris part à l’événement du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le mois dernier.
Ces discussions interviennent après une réunion de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU, mercredi, consacrée à l’accord de cessez-le-feu à Gaza et aux efforts d’Israël pour étendre son contrôle en Cisjordanie. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a exprimé son inquiétude face aux « récentes décisions illégales » d’Israël, qualifiant l’annexion de violation de la Charte des Nations Unies et du droit international. L’ambassadeur palestinien auprès de l’ONU, Riyad Mansour, a également dénoncé une « menace existentielle » pour les efforts de paix en cours.
Mike Waltz, l’ambassadeur américain auprès de l’ONU, a critiqué les pays qui n’ont pas rejoint le « Conseil de la paix », soulignant qu’il « agit » contrairement au Conseil de sécurité, qui se contente de « parler ».