Publié le 3 novembre 2025 à 10h38. Les États-Unis renforcent leur présence navale face au Venezuela, une démonstration de force qui suscite des inquiétudes quant à une possible escalade dans les Caraïbes. Caracas répond en exhibant des missiles russes, tandis que Moscou critique l’action américaine.
- Donald Trump a minimisé la probabilité d’une intervention militaire américaine contre le Venezuela, tout en affirmant que les jours de Nicolás Maduro à la présidence sont comptés.
- Plusieurs navires de guerre américains, dont le groupe aéronaval USS Gerald R. Ford, ont été déployés au large des côtes vénézuéliennes dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.
- Le Venezuela a répliqué en diffusant des images de ses avions de combat équipés de missiles antinavires de fabrication russe, une manœuvre interprétée comme une mise en garde.
La tension monte d’un cran dans les Caraïbes. Le président américain, Donald Trump, a démenti vendredi des rumeurs faisant état d’un possible conflit militaire avec le Venezuela. Néanmoins, les États-Unis ont significativement accru leur déploiement naval dans la région, avec la patrouille de huit navires de guerre au large des côtes vénézuéliennes. Ces manœuvres s’inscrivent dans le cadre d’une opération anti-drogue, l’administration Trump accusant le régime de Nicolás Maduro d’être impliqué dans le trafic de stupéfiants vers les États-Unis.
En réponse à cette démonstration de force, l’armée vénézuélienne a diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos montrant des avions de combat Su-30, apparemment armés de missiles antinavires Ch-31A de fabrication russe. Selon des informations relayées par le site spécialisé Defence Express, ces missiles supersoniques, capables d’atteindre les 4 000 km/h, représentent une menace potentiellement sérieuse pour les navires de guerre. Des experts s’interrogent sur la capacité des défenses anti-aériennes américaines à contrer de tels engins, réputés plus rapides que certains missiles occidentaux comme l’AGM-84 Harpoon américain.
Cette confrontation prend une dimension géopolitique accrue avec le soutien affiché de la Russie au Venezuela. Fin octobre, le président russe Vladimir Poutine a scellé un partenariat stratégique avec Caracas, couvrant plusieurs secteurs dont la sécurité. Moscou a fermement condamné le recours jugé excessif à la force militaire par les États-Unis dans leurs opérations antidrogue. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que la Russie était en contact avec le Venezuela concernant la présence de la marine américaine dans la zone. Le Venezuela aurait également sollicité le soutien de la Chine et de l’Iran, selon le Washington Post.
La situation est tendue depuis plusieurs semaines. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a récemment partagé une vidéo montrant ce qui serait la mort de trois présumés trafiquants de drogue lors d’une opération au large du Venezuela. Il a déclaré que « l’hémisphère occidental n’est plus un refuge pour les trafiquants de drogue et les terroristes » et que le département de la Guerre continuerait à les traquer. Ces opérations auraient déjà causé la mort de dizaines de personnes, une situation dénoncée par des experts des droits de l’homme de l’ONU comme une violation du droit international.
Malgré les accusations américaines concernant l’implication directe du président Maduro dans le trafic de drogue, aucune preuve concrète n’a été publiquement présentée à ce jour.
| Population : | 31,25 millions |
| Capitale : | Caracas |
| Superficie : | 912 050 km² |
| Pays limitrophes : | Brésil, Colombie, Guyane |
| Langue officielle : | Espagnol |