Rachel Sennott, humoriste et actrice montante, lance sa propre série comique sur HBO Max, « I Love LA ». L’artiste, connue pour son humour décalé et son autodérision, y explore les affres de la jeunesse dans la Cité des Anges, naviguant entre aspirations glamour et réalité des réseaux sociaux.
- « I Love LA », créée et interprétée par Rachel Sennott, dépeint avec acidité les défis de la célébrité et de la carrière dans le Los Angeles contemporain.
- La série met en lumière le milieu des influenceurs et des « nepo babies », tout en rendant hommage à la ville californienne.
- Co-écrite avec Emma Barrie, la série s’inspire de classiques de HBO comme « Girls » et de l’esthétique de Robert Altman.
Rachel Sennott, déjà remarquée pour son humour incisif sur les réseaux sociaux et dans des films indépendants tels que « Shiva Baby », porte cette nouvelle création pour HBO. La plateforme lui a donné carte blanche pour écrire, produire et interpréter cette comédie qui explore la vie de Maia, une jeune employée d’agence de talents dont la carrière prend un tournant inattendu avec le retour de son amie d’enfance, devenue une star d’Instagram. Cette dernière est interprétée par Odessa A’Zion, fille de Pamela Adlon, tandis que True Whitaker, fils de Forest Whitaker, complète le casting des « nepo babies ».
Interrogée sur la pression liée à un tel projet, Sennott, avec une ironie toute new-yorkaise, déclare : « Je ne ressens aucune pression. Évidemment, j’en ressens. La semaine dernière, j’ai eu une crise de panique. Mais cette semaine, je me sens détendue. Qu’est-ce que je peux y faire ? C’est fait. J’ai fait de mon mieux. Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent. YOLO. »
Côté écriture, Sennott avoue un penchant pour les scènes dialoguées : « Dans mon monde rêvé, une seule scène dure 20 minutes et c’est juste deux filles qui parlent de leurs affaires. » C’est HBO qui l’a encouragée à structurer davantage les scénarios, la mettant en binôme avec Emma Barrie, une scénariste expérimentée connue pour son travail sur « Barry ». Ensemble, elles ont puisé leur inspiration dans des œuvres emblématiques :
« On a beaucoup parlé de son cinéma [celui de Robert Altman]. Ça ne ressemble pas vraiment à ces chefs-d’œuvre, mais on en a parlé, c’est certain. »
Rachel Sennott
« On avait en tête ces références, des images, des histoires sur Rachel, et on a mélangé tout ça pour trouver un ton propre que l’on a trouvé petit à petit. »
Emma Barrie
« I Love LA » est également une déclaration d’amour à la ville qui accueille Sennott depuis 2020. L’épisode pilote intègre une séquence rendant hommage à Los Angeles, sur l’air de la chanson éponyme de Randy Newman. « J’ai découvert cette chanson pendant qu’on tournait le pilote. Tout le monde la connaissait et je pensais être tombée sur un ‘deep cut’ », raconte l’actrice en riant, soulignant son statut de néophyte dans la ville malgré ses origines.
Le tournage de la série intervient dans un contexte de ralentissement de la production cinématographique et télévisuelle dans la région, selon un récent rapport de FilmLA. « C’est pourquoi c’était si incroyable de tourner ici », se réjouit Barrie. « Nous avions la meilleure équipe du monde. Et beaucoup de ses membres nous disaient qu’ils attendaient depuis longtemps de pouvoir tourner à Los Angeles, de pouvoir travailler et dormir chez eux. » Sennott a ressenti cette atmosphère particulière : « Quand nous avons commencé à tourner, j’ai commencé à tout voir comme dans un film. Je traverse le pont Shakespeare tous les jours et dès que j’ai su qu’on allait tourner là-bas, en le traversant, j’avais l’impression d’être dans ‘La La Land’. »