Mis à jour le 18 février 2026 à 04h26. Le vice-président américain JD Vance accuse l’Europe de freiner son propre développement, pointant du doigt une focalisation excessive sur la transition énergétique et des tensions diplomatiques persistantes avec Washington.
- Le vice-président américain JD Vance estime que l’Europe se « sabote » elle-même, notamment en matière d’énergie et de politique économique.
- Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, critique une approche européenne trop axée sur le climat, qu’il qualifie de « culte climatique » ayant entraîné une hausse des prix de l’énergie.
- Washington réaffirme son souhait d’une Europe forte et prospère, tout en maintenant une ligne dure sur les questions énergétiques et stratégiques.
Dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News, JD Vance a exprimé son inquiétude quant à la trajectoire actuelle de l’Europe.
« Ce n’est pas que nous ne respectons pas nos alliés. C’est plutôt qu’ils se sabotent souvent eux-mêmes »
JD Vance, vice-président américain
Selon lui, les États-Unis souhaitent une Europe économiquement performante, mais estiment que certaines politiques européennes entravent ce progrès.
Cette critique intervient dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre les États-Unis et l’Europe, notamment concernant la contribution financière des pays européens à l’OTAN et des différends territoriaux comme celui lié au Groenland. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a également dénoncé une focalisation excessive sur la lutte contre le changement climatique, estimant que cela a eu des conséquences négatives sur l’économie européenne.
« Nous devons simplement être sérieux et sobres en matière d’énergie. L’énergie améliore la vie des gens. »
Chris Wright, secrétaire américain à l’Énergie
Il a affirmé que cette priorité accordée au climat a « réduit les opportunités économiques pour les Européens » et entraîné une augmentation des prix de l’énergie.
Wright a par ailleurs minimisé les inquiétudes concernant l’augmentation des émissions de CO2, les qualifiant d’« effet secondaire du monde moderne ». Il a souligné que l’administration américaine, contrairement à celle de son prédécesseur Donald Trump, ne remet pas en question la nécessité de lutter contre le changement climatique, mais privilégie une approche pragmatique axée sur la sécurité énergétique et la croissance économique. Washington souhaite une « Europe forte, puissante, industrielle, prospère et prospère ».
Concernant les tensions diplomatiques passées, notamment la tentative de Donald Trump d’acquérir le Groenland, Chris Wright a relativisé l’incident.
« Il n’y a jamais eu de possibilité que les États-Unis prennent le Groenland »
Chris Wright, secrétaire américain à l’Énergie
Il a décrit cette politique comme une forme de « l’amour dur », visant à inciter l’Europe à renforcer ses capacités militaires, son système énergétique et son économie. Les États-Unis restent un « allié fort » de l’Europe, a-t-il insisté. Le Danemark et le Groenland n’ont pas à s’inquiéter.
Ces déclarations interviennent alors que les relations transatlantiques sont soumises à des tensions croissantes, notamment en raison des divergences sur les questions commerciales, énergétiques et de sécurité. L’avenir de la coopération entre les États-Unis et l’Europe reste incertain, et ces critiques pourraient accentuer les divisions existantes.