Le feuilleton de la Super League continue de rebondir. Alors que le projet a perdu de nombreux soutiens, dont la Juventus en juin 2024, le Real Madrid et le FC Barcelone maintiennent leur engagement et cherchent à obtenir réparation pour les sanctions imposées par l’UEFA.
Le président du FC Barcelone, Joan Laporta, a confirmé en octobre 2025 son désir de renouer avec l’UEFA et de réintégrer l’Association européenne des clubs (AEC), anciennement connue sous le nom d’Association européenne des clubs de football (ECA). Le club catalan, tout comme les 12 clubs fondateurs du projet de ligue dissidente, avait été exclu de l’AEC suite à l’annonce de la Super League. Les dix autres clubs ayant renoncé au projet ont depuis été réintégrés.
Parallèlement, le Real Madrid poursuit une action en justice contre l’UEFA, réclamant des « dommages et intérêts substantiels » suite à une série de décisions de justice défavorables à l’instance européenne. En mai 2024, le tribunal de commerce de Madrid a estimé que les instances dirigeantes du football mondial, telles que la FIFA, faisaient preuve de pratiques anticoncurrentielles et abusaient de leur position dominante, une décision qui fait écho à un jugement similaire rendu par la Cour de justice de l’Union européenne.
La plainte initiale a été déposée par A22 Sports Management, la société à l’origine de la Super League, contre l’UEFA, la FIFA, la Liga espagnole et la Fédération royale espagnole de football (RFEF).
L’UEFA a depuis modifié ses règles concernant la création de nouvelles compétitions, suite à l’échec du projet de Super League. L’instance européenne a toutefois précisé que le dernier jugement rendu par la Cour provinciale de Madrid en octobre dernier « ne valide pas » le projet de Super League « et ne remet pas en question ses règles actuelles d’autorisation ».