Publié le 16 mai 2024. Motorola fait face à des critiques pour sa politique de mises à jour logicielles, particulièrement concernant ses modèles d’entrée de gamme, qui pourraient ne bénéficier que de mises à jour de sécurité limitées.
- La nouvelle série Moto G17 ne recevra aucune mise à jour majeure d’Android.
- Motorola justifie cette décision en se basant sur une interprétation restrictive des exigences européennes en matière de support logiciel.
- Cette politique contraste avec celle de concurrents comme Xiaomi et Samsung, qui offrent un support plus long pour leurs appareils abordables.
Motorola suscite l’inquiétude des consommateurs avec l’annonce d’une politique de mises à jour logicielles limitée pour sa nouvelle série Moto G17. Selon les informations rapportées par Notebookcheck, ces modèles, équipés du processeur MediaTek Helio G81 et fonctionnant sous Android 15 dès leur lancement, ne bénéficieront d’aucune mise à jour majeure du système d’exploitation. Cela signifie que les utilisateurs de Moto G17 ne pourront pas profiter des nouvelles fonctionnalités et améliorations apportées par Android 16, une version qui devient rapidement la norme sur le marché.
Le constructeur se limite à promettre deux ans de mises à jour de sécurité, sans préciser la fréquence de leur déploiement. Cette approche est d’autant plus critiquée que l’Union européenne impose désormais aux fabricants de prendre en charge leurs appareils pendant au moins cinq ans. Motorola justifie sa position en affirmant que la réglementation exige uniquement des mises à jour « fonctionnelles » et que, selon son interprétation, les mises à jour majeures d’Android ne relèvent pas de cette catégorie.
Cette décision est d’autant plus surprenante qu’elle contraste avec la tendance générale du marché. Si l’on comprend que les fabricants puissent être moins enclins à supporter indéfiniment leurs modèles les plus abordables, d’autres acteurs du secteur adoptent une stratégie différente. Xiaomi, par exemple, s’engage à fournir quatre ans de mises à jour majeures pour son modèle d’entrée de gamme Redmi Note 15, tandis que Samsung garantit six mises à jour majeures pour le Galaxy A17, un smartphone également positionné sur le segment des appareils abordables. Ces exemples démontrent qu’il est possible d’offrir un support logiciel décent, même sur des smartphones moins chers.
Dans ce contexte, il devient difficile de recommander les modèles les plus bas de gamme de Motorola. Reste à savoir si le constructeur révisera sa politique à l’avenir et offrira un meilleur support logiciel pour les générations suivantes de ses appareils. Les consommateurs potentiels sont donc invités à examiner attentivement ces éléments avant de faire leur choix.