Le paysage télévisuel est saturé de séries ambitieuses qui demandent un investissement en temps considérable. Pour les spectateurs lassés des marathons, une tendance émerge : les séries de science-fiction qui, malgré leur courte durée de vie, marquent les esprits. Une récente consultation auprès des lecteurs de Metro a révélé une affection particulière pour ces pépites éphémères, souvent sacrifiées trop tôt par les diffuseurs.
Face à l’impossibilité de tout regarder, certains privilégient les récits avec une fin claire. C’est une demande que nos lecteurs ont largement exprimée, plébiscitant les séries de science-fiction n’ayant duré qu’une seule saison. Si vous cherchez une évasion hors du commun pour le week-end ou souhaitez briller par votre érudition geek, cette sélection est pour vous.
Star Cops, l’outsider réaliste aux confins de l’espace
Parmi les nominations les plus fréquentes, Star Cops a été qualifiée d’« absolument brillante » par Andrew Gledhill, qui déplore sa courte existence. Créée par Chris Boucher, déjà auteur pour *Doctor Who* et *Blake 7*, cette production de la BBC suivait Nathan Spring, un policier spatial chargé de maintenir l’ordre dans les colonies humaines naissantes. Son approche terre-à-terre et réaliste, loin des fantaisies de *Doctor Who*, lui valut des critiques mitigées. Après seulement neuf épisodes et une audience décevante, la série fut annulée, privant le public d’un dixième épisode déjà prévu. Cependant, ces dernières années, *Star Cops* fait l’objet d’une réévaluation critique, de nombreux experts la considérant aujourd’hui comme une précurseure du genre « hard science-fiction ». L’éminent critique Kim Newman a même écrit que « si elle avait été prolongée de quelques saisons, elle aurait pu devenir la meilleure série de science-fiction de la BBC ». Malheureusement, la série n’est actuellement pas disponible en streaming.
The Strangerers, des extraterrestres maladroits dans un décor britannique
Outre-Manche, une autre perle de la SF a suscité des réactions positives : The Strangerers, proposée par Martin Hossell. Cette comédie de Sky One, née de l’esprit de Rob Grant (co-créateur de *Red Dwarf*), mettait en scène deux extraterrestres naïfs en mission d’observation sur Terre. Malgré les espoirs de la chaîne, la série n’a jamais trouvé son public et a été rapidement déprogrammée. Néanmoins, elle conserve des défenseurs fidèles. Sur IMDb, Steve Barnes la qualifie de « meilleure comédie vue depuis longtemps », tandis qu’orcadiansmeghead salue « une histoire amusante avec des personnages sympathiques et de bons effets spéciaux pour une production d’il y a dix ans ». *The Strangerers* n’est, à ce jour, pas accessible en streaming.
Firefly, la pépite qui a allumé la flamme d’une communauté
Le nom qui revient le plus souvent est sans conteste celui de Firefly. Pour Kieran Bourne, c’était tout simplement « le meilleur ». Diffusée entre 2002 et 2003 (et non 2002-2018 comme mentionné), cette série ambitieuse a captivé internet pendant une période. Située en 2517, elle narre les aventures de l’équipage du Serenity, un vaisseau spatial de classe « Firefly », survivant aux confins de la galaxie après une guerre civile interplanétaire. Mêlant habilement science-fiction et western, *Firefly* reçut un accueil critique partagé, louant son univers mais pointant une certaine confusion narrative. Les audiences décevantes entraînèrent l’annulation de la série après 11 des 14 épisodes produits. Pourtant, le succès des ventes de DVD (une relique du passé !) permit la production d’un film, et la franchise continue de vivre à travers comics et jeux de société. *Firefly* reste un symbole du « et si… » de la science-fiction, figurant régulièrement dans les classements des meilleures séries du genre. La série est disponible en streaming sur Disney+.
Space: Above and Beyond, l’épopée spatiale sacrifiée
Iain Fraser a quant à lui plébiscité la série des années 90, Space: Above and Beyond, la qualifiant d’« awesome ». Lancée entre 1995 et 1996, cette production suivait les pilotes de la Cavalerie spatiale (les « Wildcards ») dans leur lutte contre une menace extraterrestre inconnue, les Chigs. Avec une construction d’univers solide et une narration étonnamment sombre, *Space: Above and Beyond* avait décroché des nominations aux Emmy Awards et aux Saturn Awards, sans pour autant séduire un public suffisant. Elle fut donc annulée. Malgré son retrait prématuré, la série conserve une base de fans solide. Sur IMDb, Quill_32 s’exclame : « C’était l’une des meilleures séries que j’ai jamais vues, et son annulation fut une perte immense ainsi qu’un coup dur pour ses fans ». Julecucci partage cet enthousiasme, ajoutant : « J’ai adoré cette série à l’époque, et plus de 10 ans après, je l’ai regardée à nouveau et je l’aime toujours autant. Comme cela a été mentionné, le développement des personnages est unique ». *Space: Above and Beyond* n’est pas disponible en streaming pour le moment.
Childhood’s End, l’arrivée des aliens revisitée
Jay Zhadum a choisi une série plus récente, Childhood’s End, la décrivant comme « excellente du début à la fin ». Basée sur le roman éponyme d’Arthur C. Clarke publié en 1953, et développée par Matthew Graham (co-créateur de *Life on Mars*), cette mini-série dépeint l’apparition d’aliens bienveillants sur Terre, promettant une ère de paix et de prospérité. Les habitants s’interrogent alors sur le prix de cette utopie. La série, d’une durée de trois épisodes seulement (et non annulée), bénéficie d’un score respectable de 70 % sur Rotten Tomatoes, et les fans sur IMDb se montrent très élogieux. LivingWitness écrit : « Il est regrettable que si peu de gens l’aient vue. Elle vaut vraiment le coup d’œil, surtout si vous êtes déjà fan du genre ». Bien que non disponible gratuitement, *Childhood’s End* peut être achetée pour 6,99 £ sur Prime Video.
Dark Skies, le complot extraterrestre dans l’Amérique des années 60
Tony Bufton, un passionné du genre, a quant à lui mis en avant la série oubliée Dark Skies. Diffusée de 1996 à 1997, elle s’apparentait à un clone de *X-Files* dans une histoire alternative où le gouvernement américain collaborait avec une cabale extraterrestre nommée la Ruche. Les protagonistes, John Loengard et Kim Sayers, s’efforcent de déjouer ce complot. Malgré un score de seulement 67 % sur Rotten Tomatoes, la série compte des adeptes. Un utilisateur de Rotten Tomatoes a ainsi commenté : « J’ai vraiment apprécié la série. Elle présente une narration intéressante sur des faits historiques des années 60, en les réécrivant de manière fictive ». *Dark Skies* n’est malheureusement pas accessible en streaming à l’heure actuelle.