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« Flise in Songs », à la lumière de Mercedes Sosa | Commencez le samedi 4

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Publié le 2025-10-02 11:05:00. La richesse de la culture populaire argentine résonne à travers une série de concerts en hommage à Mercedes Sosa, célébrant le 90e anniversaire de sa naissance. Organisé par la Fondation Mercedes Sosa, ce cycle intitulé « S’épanouir en chansons » rassemble des artistes d’horizons divers dans un lieu chargé d’histoire.

  • Le cycle « S’épanouir en chansons » rend hommage à Mercedes Sosa à l’occasion du 90e anniversaire de sa naissance.
  • La série de concerts se déroule à la Maison historique du Comité Central du Parti Communiste (Entre Ríos 1039).
  • Des artistes aux convictions variées se réunissent pour célébrer la culture populaire et l’héritage de la « Chanteuse du peuple ».

Marian Farías Gómez, fervente admiratrice de la culture populaire et du péronisme, est la marraine de ce cycle de concerts. Elle a accepté l’invitation avec enthousiasme, rappelant l’importance de figures comme Hamlet Lima Quintana et Armando Tejada Gómez, avec qui elle a toujours partagé une passion pour cette culture. « J’ai dit oui pour Mercedes, et parce que je ne cesserai de reconnaître de grands adhérents à cette cause, tels qu’ils étaient, Hamlet Lima Quintana ou Armando Tejada Gómez, avec qui j’ai toujours été aux côtés, travaillant sur cette culture populaire », explique-t-elle. Elle souligne également la diversité idéologique des artistes participants, voyant dans cette union un symbole de solidarité « de ceux d’entre nous qui sont du côté du peuple ».

Le cycle débute le vendredi 4 octobre à 20 heures avec Marian Farías Gómez et Patricia Malanca. Accompagnées à la guitare par Miguel Barci et au bandonéon par Julio Locatelli, elles présenteront un spectacle réactivé intitulé « Hier Tangos, Tangos aujourd’hui ». Ce spectacle mettra en lumière les versions traditionnelles et contemporaines du tango, ainsi que des compositions originales. « Chacune fera son répertoire – peut-être que j’ajouterai une version de « La añera » – et ensemble, nous chanterons un thème d’Euldia Blázquez, qui n’était ni communiste ni péroniste, mais une grande compositrice. Je parle d’une chanson qui est un symbole en ce moment : « Malgré tout » », précise Patricia Malanca. Elle ajoute que les œuvres de Mercedes Sosa confèrent un « immense patrimoine culturel » qui renforce la magie de cette proposition, insistant sur l’héritage de « la Negra ».

Marian Farías Gómez affirme que ces hommages sont nécessaires pour reconnaître la contribution inestimable de Mercedes Sosa à la culture argentine. « De sa pensée, de son militantisme et de sa carrière artistique pleine de moments emblématiques, elle sera un phare éternel pour ceux d’entre nous qui luttent face à cette époque de monde atomisé et égoïste », déclare-t-elle. Elle décrit sa voix comme un « trésor caché qui bat au milieu du sol argentin », et souligne l’importance de « s’épanouir à chaque fois que possible dans les chansons de Mercedes », afin de se reconnecter à l’émotion, à l’innocence et de lutter contre la tendance à l’incrédulité générale.

Des acteurs, poètes, penseurs et journalistes tels qu’Ingrid Pellicori, Stella Calloni, Felipe Lima et Raúl Rizzo, entre autres, enrichiront le programme avec leurs interventions. Les concerts se poursuivront tout au long du mois d’octobre, aux mêmes horaires et au même endroit. Le samedi 11 octobre, Mónica Abraham se produira accompagnée du guitariste Jorge Luis « Pipi » Giuliano. La semaine suivante, Edu Schmidt et Alexia Massholder prendront le relais.

Alexia Massholder, chanteuse, historienne et chercheuse étroitement liée à la Fondation Mercedes Sosa, organisme organisateur du cycle, voit cet hommage comme un honneur et une réaffirmation de son engagement artistique et politique. Elle confie que la tenue de l’événement dans un lieu où Mercedes Sosa aimait se retrouver, débattre et célébrer donne au cycle une « mystique supplémentaire » particulièrement appréciée. La maison historique, construite par la famille Pini (créatrice de la boisson historique 4711), est passée au Parti Communiste en 1952. « Elle a une histoire pleine d’anecdotes incroyables que nous partagerons également pendant le cycle », annonce Massholder.

Le cycle se conclura le samedi 25 octobre avec la performance de Laura Albarracín. Elle interprétera notamment « Canción del indio que cae », une pièce indigène de Fernando Figueredo Iramain, devenue emblématique après avoir été chantée par Mercedes Sosa lors de ses débuts au Festival de Cosquín le 31 janvier 1965, sous la présentation de Jorge Cafrune. Soutenue par la guitare de Pedro Furio et avec María de los Ángeles « Chiqui » Ledesma en tant qu’invitée, Albarracín abordera également la « Chacarera del ’55 », une gemme terrienne née dans un bar de Tucumán, avec des paroles de José Antonio « Pepe » Núñez et une musique de Rafael Núñez.

Parmi les autres morceaux interprétés par Laura Albarracín figure « Mi canción es distancia », de Rafael Paeta et Oscar Matus. Elle explique le choix de cette œuvre : « C’est une histoire particulièrement sensible ». Elle raconte qu’en préparant un hommage à Mercedes Sosa, elle a demandé conseil à Fabián, le fils de la défunte artiste, qui lui a suggéré de contacter le poète Paeta pour les paroles. Laura Albarracín conclut en évoquant « Pencito de estancia », de Linares Cardozo, et souligne l’importance de ces espaces culturels dans un contexte difficile marqué par la fermeture de nombreux centres culturels depuis 2015. « Aujourd’hui, il est difficile de se réunir parce que les gens n’ont pas d’argent pour les choses fondamentales de leur vie quotidienne, mais j’observe que dans notre pays, malgré tout et pour traverser tous ces maux, les projets musicaux indépendants, les collectifs autogérés, les jeux et toute possibilité d’expression non seulement persistent mais grandissent plus fortement… la culture populaire devient un outil d’endurance », conclut Ledesma.

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