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Publié le 2025-10-08 13:50:00. Le général de brigade (r) Aldo Domínguez Peralta, ancien chef du Centre de maintenance aéronautique de l’armée (CEMAE), a intenté une action en justice pour faire annuler son licenciement du service actif suite à un contrat controversé de réparation d’hélicoptères.

  • Le général Domínguez conteste sa révocation, intervenue après la signature d’un contrat de 20,3 millions de dollars avec la société panaméenne Milenium Veladi pour la réhabilitation de trois hélicoptères russes.
  • Malgré le versement de 70 % du montant, la société n’a pas livré les appareils, entraînant une plainte du Bureau du contrôleur et une enquête pour corruption.
  • La justice examine actuellement la demande du général Domínguez visant à réintégrer l’armée.

Le général de brigade (r) Aldo Domínguez Peralta, ex-chef du Centre de maintenance aéronautique de l’armée (CEMAE), a saisi la justice militaire. Il demande l’annulation de l’acte administratif qui a conduit à son exclusion du service actif le 9 novembre 2024. Cette mesure fait suite à son implication dans un contrat de réparation de trois hélicoptères russes avec la société panaméenne Milenium Veladi, qui n’a pas été honoré.

En tant que dirigeant du CEMAE, le général Domínguez avait personnellement signé, le 10 novembre 2023, un accord commercial d’une valeur de 20,3 millions de dollars américains, prévoyant une livraison sous 300 jours. Or, malgré le versement de 70 % du montant total, Milenium Veladi n’a jamais livré les hélicoptères Mi-171-ShP, Mi-171-Sh et Mi-MTV1.

C’est l’institution militaire elle-même qui a alerté sur le non-respect du contrat par Milenium Veladi, une situation attribuée, selon les conclusions, à la complaisance du général Domínguez. Une commission d’inspection du Commandement logistique de l’armée, dépêchée sur le site du CEMAE à Cocachacra, Arequipa, avait constaté le retard des travaux de « révision » des trois appareils. En date du 24 septembre 2024, cette commission avait conclu à une responsabilité administrative grave du général Domínguez.

Par la suite, le Bureau du contrôleur financier a recommandé, le 10 novembre 2024, une dénonciation pénale à l’encontre du général Domínguez et d’autres officiers. Les motifs invoqués incluent l’approbation d’un recrutement direct de Milenium Veladi, sans appel d’offres, une surfacturation du service et des avantages accordés à l’entreprise malgré l’inexécution du contrat.

Faisant suite à cette recommandation, le procureur anti-corruption Manuel Aquino Flores a ouvert un dossier d’enquête le 20 décembre 2024, visant le général Domínguez et d’autres personnes impliquées. Le 3 octobre 2025, le procureur Aquino s’est rendu au CEMAE pour constater l’état des trois hélicoptères, lesquels se sont révélés inopérants.

À ce jour, Milenium Veladi n’a pas non plus fourni à l’armée de compte-rendu formel de l’achèvement des travaux. Dans une déclaration datée du 15 septembre 2025, la société, qui représente la National Aeronautical Services Company (NASC) russe, avait admis que seuls 96,67 % des composants majeurs et mineurs, y compris les moteurs, transférés en Russie pour réhabilitation, étaient revenus au Pérou. La « révision » ne pouvait donc être considérée comme terminée.

Alors que l’armée cherche des solutions pour sauver le contrat, une tentative de conciliation entre le CEMAE et Milenium Veladi a échoué le 27 août 2025. Dans ce contexte, le général Aldo Domínguez Peralta a engagé une procédure judiciaire dans l’espoir de faire annuler les sanctions prises à son encontre et de retrouver son statut actif.

Des sources militaires ont précisé que « tous les citoyens ont le droit de demander leur réintégration par la voie légale après avoir pris leur retraite s’ils estiment que cela est injuste ». Elles ont ajouté que « l’institution ne prend pas position dans une telle situation. Ledit officier (Aldo Domínguez Peralta) est en cours d’enquête (pour le contrat avec Milenium Veladi). Nous supposons que cela entrera comme facteur d’évaluation dans le tribunal concerné ».

Points de discorde relevés par le Bureau du contrôleur :

  • Le général EP (r) Aldo Domínguez Peralta aurait accepté l’offre de Milenium Veladi pour 20 331 751 $ US, alors que le montant de référence était de 15 000 000 $ US, engendrant un surcoût de 5 331 751 $ US.
  • Des avenants visant à prolonger le délai, acceptés par le CEMAE, n’ont pas été respectés par la société panaméenne.
  • Milenium Veladi a invoqué le conflit en Ukraine, entraînant des embargos et sanctions contre la Fédération de Russie, comme cause des retards.
  • Le général Aldo Domínguez et sa défense n’ont pas répondu aux sollicitations de ce journal pour obtenir leur version des faits.

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