Publié le 21 février 2026 à 10h02. Les pilotes de Formule 1 peinent à maîtriser les nouveaux départs de course pour la saison 2026, modifiés par la suppression du MGU-H, et pointent des difficultés significatives lors des essais à Bahreïn, notamment George Russell qui les juge parmi les pires de sa carrière.
- George Russell a rencontré des problèmes majeurs avec les procédures de départ lors des essais à Bahreïn.
- Les changements réglementaires, notamment la suppression du MGU-H, rendent les départs plus complexes et imprévisibles.
- Des divergences d’opinions émergent quant à la nécessité d’ajustements de sécurité, avec McLaren appelant à des modifications et Lewis Hamilton les jugeant inutiles.
Les premiers essais de la saison 2026 de Formule 1 à Bahreïn ont mis en évidence des difficultés inattendues pour les pilotes, confrontés à une nouvelle procédure de départ. La suppression du MGU-H (Motor Generator Unit – Heat), un composant du groupe motopropulseur, a entraîné une perte de la fluidité et de l’instantanéité des départs observées ces dernières années. Les équipes doivent désormais faire tourner leur moteur pendant au moins 10 secondes pour activer le turbo, complexifiant ainsi la manœuvre.
George Russell, pilote Mercedes, a exprimé sa frustration face à ces nouveaux départs.
« Je pense que nous avons beaucoup de potentiel, mais pour gagner une course, il faut aussi bien démarrer. Les deux départs que j’ai effectués cette semaine ont été pires que mon pire départ en Formule 1. »
George Russell, pilote Mercedes
Il a également souligné l’importance d’une bonne maîtrise de la procédure pour espérer remporter une course.
Cette complexité accrue a suscité des inquiétudes quant à la sécurité. Andrea Stella, le patron de McLaren, a plaidé pour des ajustements urgents. Cependant, Lewis Hamilton a minimisé les risques, estimant que la situation n’était pas « dangereuse ».
Kimi Antonelli, coéquipier de Russell, a observé que Ferrari semblait particulièrement performant dans ces conditions.
« Le groupe motopropulseur Ferrari semblait très performant lors des départs. »
Kimi Antonelli, pilote Ferrari
Il a cependant précisé que les réglages étaient encore en cours et que des améliorations étaient possibles.
Oscar Piastri, pilote McLaren, a estimé que ces difficultés pourraient entraîner des pertes de positions importantes au départ. Selon lui, un mauvais départ pourrait coûter jusqu’à sept places.
« Je pensais que mon départ hier n’était pas trop mal. J’étais dernier, mais je pense avoir doublé environ quatre voitures. Je pense donc que c’est très aléatoire pour le moment. »
Oscar Piastri, pilote McLaren
Il a souligné la nécessité d’apprendre rapidement à maîtriser cette nouvelle procédure, anticipant des départs chaotiques lors des premières courses de la saison.
Les équipes s’attendent à ce que les départs jouent un rôle crucial en début de saison, un mauvais timing pouvant entraîner un patinage des roues et une perte de positions. L’adaptation à ces nouvelles contraintes sera donc un enjeu majeur pour les pilotes et les écuries.
Lewis Hamilton, Ferrari
Photo par : Rudy Carezzevoli / Getty Images