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Georgi Ivanov : la Bulgarie ne peut pas être fière de son football

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Publié le 12.10.2025. Suite à la déroute de l’équipe nationale bulgare de football face à la Turquie (1-6) dans le cadre des qualifications pour la Coupe du Monde, Georgi Ivanov, président de l’Union bulgare de football (BFU), a vivement critiqué les performances actuelles des joueurs, pointant du doigt un manque de fierté et des erreurs récurrentes. Il appelle à un investissement massif dans la formation des jeunes pour redresser la barre.

  • Le président de la BFU déplore le niveau de jeu actuel de la sélection nationale.
  • Il pointe du doigt les erreurs individuelles comme cause principale des mauvais résultats.
  • Georgi Ivanov insiste sur la nécessité d’investir dans les écoles de football pour reconstruire le football bulgare.

L’entraîneur de l’équipe nationale bulgare, Georgi Ivanov, a exprimé sa déception et sa frustration après la cuisante défaite face à la Turquie. Lors d’une conférence de presse improvisée dans la capitale bulgare, il a dressé un bilan sans concession de la performance de ses joueurs, estimant que le niveau actuel ne permettait pas d’être « fiers du football ». Les fautes individuelles élémentaires en seconde mi-temps ont scellé le sort de la rencontre, transformant un potentiel intéressant en première période en une déroute inacceptable.

« Je pense qu’en première mi-temps, les joueurs ont montré qu’ils avaient des opportunités, mais dans la seconde, nous avons commis des erreurs individuelles élémentaires. Il est tout à fait normal que le résultat soit le résultat après que de telles erreurs soient commises dans de tels matches joués à un très haut niveau », a-t-il déclaré.

Face à cette situation, le président de la BFU ne voit qu’une seule voie possible pour l’avenir : un retour aux sources. Il estime que les jeunes talents en formation dans les écoles constituent le seul espoir du football national et qu’il est impératif de tout mettre en œuvre pour leur développement. « C’est la conséquence de toutes ces choses qui se sont produites dans le passé. C’est pourquoi nous pouvons travailler dans l’école des enfants et des jeunes. C’est la Bulgarie », a-t-il affirmé.

Cette vision s’accompagne d’une volonté de réformer les règles du jeu au sein des clubs. La BFU a mis en place une mesure imposant la présence de quatre joueurs bulgares dans chaque équipe. Bien que cette décision soit sujette à une longue période de maturation, Georgi Ivanov espère qu’elle contribuera à la guérison du football bulgare. Il a également plaidé pour un soutien accru de l’État, rappelant les discussions déjà entamées avec le ministre des Sports.

Le dirigeant a reconnu la difficulté du groupe de qualification, dans lequel la Bulgarie évolue aux côtés d’équipes de haut calibre comme l’Espagne. Il a souligné la nécessité pour l’équipe de se remobiliser rapidement en vue du prochain match. « Je pense que l’équipe doit se relever pour avoir la motivation de jouer le match que nous avons actuellement contre l’Espagne », a-t-il insisté. Il a rappelé que malgré les mauvais résultats, il est parfois nécessaire de toucher le fond pour pouvoir mieux rebondir.

La critique s’étend également aux clubs qui, selon Ivanov, privilégient la quantité à la qualité dans la formation des jeunes. Il dénonce la création d’écoles par d’anciens joueurs au chômage, qui visent avant tout à générer des revenus sans garantir une formation adéquate. « Anciens joueurs au chômage ont créé des écoles qui rapportent de l’argent. Ils travaillent pour la quantité, pas pour la qualité », a-t-il déploré.

Le président de la BFU a mis en lumière le manque criant d’infrastructures sportives, évoquant la situation de Sofia où 130 joueurs sont enregistrés, 277 équipes de moins de 14 ans existent, mais seulement 15 terrains de jeu sont disponibles. Ce déficit d’équipements rend le développement optimal des jeunes talents particulièrement ardu.

En conclusion, Georgi Ivanov a réaffirmé son refus de pointer du doigt des responsabilités individuelles, estimant que le problème est systémique et remonte à des décisions passées. Il place désormais tous ses espoirs dans une refonte profonde du système de formation des jeunes, afin que la Bulgarie puisse retrouver la fierté de son football.

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