Publié le 2025-10-22. L’ancien maire Gerardo Blyde a fermement démenti sa participation à de récentes négociations présumées au Qatar entre l’opposition vénézuélienne et le gouvernement de Nicolás Maduro, qualifiant les informations diffusées de « rapport très étrange ».
L’homme politique a réaffirmé, via son compte X (anciennement Twitter), n’avoir été impliqué dans aucun processus de discussion depuis la signature de l’Accord de la Barbade, et a mis en doute la véracité des allégations le concernant.
Ces déclarations font suite à la diffusion par le journaliste Casto Ocando de documents qui décriraient un plan de transition politique élaboré à Doha. Ce prétendu plan inclurait des scénarios pour un changement de pouvoir, envisageant notamment le remplacement de Nicolás Maduro par la vice-présidente Delcy Rodríguez. En contrepartie, il proposerait la levée des sanctions internationales, l’extension des licences d’exploitation pétrolière et la libération progressive de prisonniers politiques, en échange du retrait des troupes américaines dans les Caraïbes.
Le document attribué à Ocando citerait par ailleurs plusieurs figures de l’opposition vénézuélienne comme participants potentiels à ces discussions, parmi lesquelles Henrique Capriles, Manuel Rosales, Gustavo Duque, Arturo Peraza, Gerardo Blyde, ainsi que les députés Timoteo Zambrano, Luis Eduardo Martínez et José Gregorio Belt. Il suggérerait également un projet visant à écarter María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix, de la direction du secteur d’opposition au profit de personnalités jugées « impartiales ».
Gerardo Blyde a fermement contesté ces affirmations, soulignant que ni le Qatar ni la Norvège, pays avec lesquels il a déjà collaboré dans le cadre de négociations, ne sont des sources qui « divulguent quoi que ce soit ». L’ancien maire a insisté sur le fait que sa participation à de tels processus s’accompagne toujours d’accords écrits et signés. Il a ajouté, avec une pointe d’ironie, que ses interlocuteurs auraient au moins pu « falsifier ma signature pour la rendre plus crédible » dans ce cas.
Dans sa réfutation, M. Blyde a encouragé le journaliste à vérifier ses sources et s’est indigné de la facilité avec laquelle son nom aurait pu être utilisé. « Demain, ils pourront mettre votre nom sur n’importe quel bout de papier et cela suffira pour vous reprocher quelque chose ? Quelle scandale », a-t-il écrit.
À l’heure actuelle, aucune confirmation officielle n’a été apportée par les gouvernements médiateurs mentionnés ni par les parties citées dans le prétendu document concernant ces discussions spécifiques.