Publié le 12 février 2026 à 01h21. L’ancienne associée de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, propose de révéler des informations en échange d’une grâce présidentielle, suscitant des interrogations sur d’éventuelles implications de Donald Trump et Bill Clinton dans le réseau d’abus sexuels.
- Eirik Løkke, conseiller de Civita, estime qu’il est peu probable que les documents d’Epstein contiennent des éléments incriminants à l’encontre de Donald Trump.
- Ghislaine Maxwell, condamnée pour son rôle dans les abus sexuels orchestrés par Jeffrey Epstein, offre des informations aux autorités américaines en espérant obtenir une clémence.
- L’avocat de Maxwell affirme que Donald Trump et Bill Clinton sont innocents de toute implication dans l’affaire Epstein.
Ghislaine Maxwell, actuellement incarcérée aux États-Unis où elle purge une peine de 20 ans de prison pour avoir incité des mineures à des actes sexuels avec Jeffrey Epstein, a rencontré lundi le House Oversight Committee, une commission de la Chambre des représentants américaine. Elle a invoqué son droit constitutionnel à ne pas s’auto-incriminer, refusant de répondre aux questions posées.
L’avocat de Maxwell a déclaré sans ambages que seule une grâce pourrait la pousser à témoigner pleinement. En tant qu’associée la plus proche d’Epstein, elle est susceptible de détenir des informations cruciales sur les activités du financier décédé.
« La sentence tient Maxwell responsable d’avoir commis des crimes odieux contre des enfants. »
Le juge lors de sa condamnation en 2022
Selon l’avocat de Maxwell, Donald Trump et Bill Clinton sont innocents de toute implication dans les agissements d’Epstein. Cette affirmation intervient alors que des documents liés à l’enquête Epstein, longtemps gardés secrets, ont été récemment rendus publics.
Jennifer Leigh Bailey, professeure de sciences politiques à l’Université norvégienne de sciences et de technologie (NTNU), estime que Maxwell a tout intérêt à mentir pour obtenir une réduction de peine. Elle souligne également que le ministère de la Justice américain, sous l’administration Trump, pourrait chercher à minimiser toute information compromettante pour l’ancien président.
« Il est peu probable qu’il y ait des preuves contre Trump. L’affaire Epstein a fait l’objet d’une enquête approfondie depuis de nombreuses années, et si quelque chose avait été découvert, cela aurait probablement conduit à des accusations », a déclaré Eirik Løkke, conseiller au groupe de réflexion Civita.
Plusieurs millions de documents relatifs à l’affaire Epstein restent encore confidentiels. Des membres du Congrès américain ont récemment eu accès à des documents non expurgés, soulevant des questions sur la possibilité que des informations compromettantes aient été dissimulées.
L’administration Trump a accordé la grâce à une centaine de condamnés depuis son entrée en fonction en janvier 2025, ce qui pourrait encourager Maxwell à tenter sa chance. Cependant, Løkke reste sceptique quant à la crédibilité d’une éventuelle révélation de Maxwell.
« Fondamentalement, son témoignage n’a que très peu de valeur, à moins qu’elle ne puisse étayer ses affirmations par des documents écrits ou des preuves », a-t-il ajouté.