Un documentaire sur le festival de Glastonbury 1993, remasterisé en 4K pour son 30e anniversaire, est sorti alors que l’événement traverse une année de repos. Réalisé par William Beaton, Robin Mahoney et Matthew Salkeld, le film documente une culture jeune sans téléphones mobiles ni omniprésence publicitaire, selon les détails de l’œuvre.
Qu’apporte cette version remasterisée de 1993 ?
Le film propose une immersion dans l’édition 1993 du festival, marquée par l’absence de logos d’entreprises et de smartphones. Les images mettent en scène une esthétique spécifique à l’époque, caractérisée par le style tie-dye, les dreadlocks et le courant musical acid jazz. Le réalisateur Dexter Fletcher apparaît dans environ 18 % des séquences du documentaire.
Quels artistes et moments sont mis en avant ?
La production suit un déroulement chronologique sur trois jours, alternant entre des déambulations dans les campements et des extraits de concerts. Le film présente notamment Stereo MCs interprétant le titre « Connected », The Verve sur « Gravity Grave » ainsi que le groupe Porno for Pyros.

L’utilisation fréquente de l’écran scindé permet de restituer l’ambiance sonore du festival. Le montage intègre des bribes de conversations captées parmi la foule, dont un participant ivre proposant des marchandises imaginaires comme du vomi d’alouette et des vessies de porc.
En quoi ce film diffère-t-il des autres documentaires sur Glastonbury ?
L’approche de Beaton, Mahoney et Salkeld se distingue de celle de Julien Temple. Dans son hommage de 2006, Temple avait opté pour un collage thématique couvrant plusieurs décennies. À l’inverse, ce film de 1993 privilégie une structure linéaire, suivant le rythme des festivaliers durant tout le week-end.