Publié le 16 février 2024 à 18h30. Google lance Lyria 3, un nouvel outil d’intelligence artificielle capable de générer des morceaux de musique de 30 secondes à partir de simples instructions textuelles, visuelles ou audio, ouvrant de nouvelles perspectives créatives pour les utilisateurs.
- Lyria 3 est désormais intégré à l’application Gemini sur ordinateur (et bientôt sur mobile) et est accessible gratuitement aux utilisateurs de plus de 18 ans.
- L’outil prend en charge plusieurs langues, dont le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’hindi, le japonais, le coréen et le portugais.
- Google affirme avoir pris des précautions pour éviter que Lyria 3 n’imite des artistes existants et propose un mécanisme de signalement pour les violations potentielles des droits d’auteur.
Google continue d’investir massivement dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec le déploiement régulier de nouveaux outils destinés à faciliter la création de contenu. La dernière innovation en date, Lyria 3, est un générateur de musique basé sur l’IA qui promet de simplifier considérablement la production musicale pour les utilisateurs de tous niveaux.
Contrairement aux versions précédentes, Lyria 3 se distingue par sa facilité d’utilisation et sa capacité à créer des pistes audio de haute qualité. L’outil peut générer des morceaux de 30 secondes dans une grande variété de genres, allant de courtes mélodies publicitaires à des compositions plus complexes et des chansons complètes. Il est même capable de générer des paroles à partir d’une simple instruction.
Pour tester Lyria 3, il suffit de se rendre sur l’application Gemini. L’outil est accessible via le menu déroulant « Outils », où il apparaît sous l’intitulé « Musique », accompagné d’une icône de note de musique. Un guide rapide est également disponible pour aider les utilisateurs à se familiariser avec le fonctionnement de Lyria 3.
Le fonctionnement de Lyria 3 est basé sur une simple invite. L’utilisateur peut fournir une description textuelle, une image, un fichier audio ou une vidéo, et l’IA générera une composition musicale correspondante. Il est possible de contrôler le style de musique, les instruments et le tempo directement dans l’invite. L’outil peut également créer des pochettes d’album, grâce à l’intégration avec Nano Banane.
Google précise que toutes les pistes générées par Lyria 3 sont marquées d’un filigrane numérique invisible, appelé SynthID, qui permet d’identifier le contenu comme étant généré par l’IA. Les utilisateurs disposant d’un abonnement Google AI Plus ou AI Ultra bénéficieront de limites d’utilisation plus élevées que les utilisateurs gratuits.
Le développement de tels outils soulève des questions importantes concernant les droits d’auteur. De nombreux musiciens et éditeurs de musique critiquent l’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur pour entraîner les modèles d’IA, sans autorisation ni compensation financière. Plusieurs actions en justice sont en cours sur cette question. Google se défend en affirmant qu’il est « attentif » aux droits d’auteur et qu’il a pris des mesures pour éviter que Lyria 3 n’imite des artistes existants.
« La génération musicale avec Lyria 3 est conçue pour une expression originale, et non pour imiter des artistes existants. Si votre invite nomme un artiste spécifique, Gemini considérera cela comme une large inspiration créative et créera un morceau partageant un style ou une ambiance similaire. »
Les musiciens qui estiment que Lyria 3 viole leurs droits peuvent signaler le contenu via ce formulaire. Google rappelle également que l’utilisation de ses produits est soumise à ses Conditions d’utilisation et à sa Politique d’utilisation interdite par Gen AI, qui interdisent les violations des droits de propriété intellectuelle.
Note : Ziff Davis, la société mère de Mashable, a déposé en avril 2025 une action en justice contre OpenAI, alléguant une violation des droits d’auteur de Ziff Davis dans la formation et l’exploitation de ses systèmes d’IA.