Publié le 2024-05-21 10:00:00. Le programme EQUAL Africa de Spotify se positionne comme un catalyseur majeur pour les artistes féminines du continent, offrant une plateforme mondiale et contribuant à une meilleure reconnaissance dans l’industrie musicale. Un événement récent à Lagos a souligné l’impact concret de cette initiative, avec des performances d’artistes phares.
- Le programme EQUAL Africa de Spotify vise à offrir une visibilité internationale aux femmes musiciennes du continent africain.
- Un événement expérientiel, le Greasy Tunes Café, a récemment célébré la culture nigériane à travers la cuisine et la musique, mettant en avant des talents féminins et la scène hip-hop locale.
- Des discussions ont exploré l’évolution du hip-hop nigérian et prédit une prochaine vague d’innovation venue de l’Est du Nigeria.
« Notre programme EQUAL Africa a véritablement offert une rampe de lancement mondiale, contribuant à uniformiser les règles du jeu pour les femmes dans la musique à travers le continent », a affirmé Phiona Okumu, responsable de la musique pour l’Afrique subsaharienne chez Spotify, lors d’un communiqué à Lagos. La présence des ambassadrices du programme à l’expérience Greasy Tunes Café a été qualifiée de « tournant important dans l’industrie ».
Des artistes telles que Moliy, Joyce Olong, Lady Donli et Goodgirl LA, toutes ambassadrices d’EQUAL Africa, ont livré des performances remarquées. Selon Phiona Okumu, ces artistes « ne se contentent pas de se produire ; elles réécrivent activement le récit de la musique africaine » grâce à leurs sonorités audacieuses et leur production indépendante.
Le Greasy Tunes Café, une initiative de Spotify, se présente comme un espace expérientiel de trois semaines conçu pour honorer le lien entre la gastronomie, la musique et la culture nigérianes. La deuxième semaine de l’événement, qui a vu se produire des artistes comme Odumodublavk, The Cavemen et Sarz, a confirmé l’engouement de la jeunesse nigériane pour les sons influencés par la rue. « Cet agenda multi-genres a été dynamisé par une puissante démonstration d’art féminin contemporain, donnant à cette semaine une indéniable énergie tournée vers l’avenir », a souligné Okumu.
L’énergie de cet événement a été particulièrement palpable lors de l' »INDUSTRY MACHINE GALA », où la foule a rapidement adhéré à l’ambiance. La performance d’Odumodublavk a été décrite comme l’incarnation de l’artiste nigérian contemporain : audacieux, imposant, avec une attitude brute héritée du hip-hop, reflet de l’attitude de la foule.
Une discussion animée par le « Loose Talk Podcast Live » a exploré l’évolution historique du hip-hop. Les panélistes ont soutenu que le hip-hop avait jeté les bases permettant à des pionniers comme 2Baba, initialement rappeurs, de devenir des maîtres du son, mêlant habilement influences étrangères et langue locale. Cette transformation a conduit à l’émergence du son Afrobeats, offrant aux jeunes générations une diversité rythmique à laquelle ils adhèrent.
Les intervenants ont également formulé une prédiction audacieuse : la prochaine vague authentique de hip-hop devrait émerger de l’Est du Nigeria. Cette projection a trouvé un écho particulier auprès du public, sensible aux racines musicales, lors de la projection du documentaire « Ki’mon ! The Nigerian Afro-Funk Revolution 1970-1980 ». Ce film a rappelé que, bien avant l’Afrobeats, l’afro-funk représentait un son d’auto-définition puissant, primal, politique et authentique dans le Nigeria de l’après-conflit.