Home International Guerre de Gaza : le Hamas israélien accepte la première phase du plan de paix et libère tous les otages israéliens vivants dans les 72 heures – BBC News Chinese

Guerre de Gaza : le Hamas israélien accepte la première phase du plan de paix et libère tous les otages israéliens vivants dans les 72 heures – BBC News Chinese

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Publié le 9 octobre 2025 à 05:22 UTC. Israël et le Hamas ont accepté le premier volet d’un plan de paix américain, ouvrant la voie à une potentielle désescalade après deux ans de conflit sanglant à Gaza. Cet accord, fruit de négociations intensives, prévoit un échange d’otages contre des prisonniers et un retrait partiel des troupes israéliennes.

  • Le Hamas libérera 20 otages israéliens vivants.
  • Israël retirera ses troupes et libérera près de 2 000 détenus palestiniens.
  • Un cessez-le-feu immédiat est prévu après ratification par le gouvernement israélien.

Après des négociations acharnées qui se sont étalées sur trois jours en Égypte, Israël et le Hamas ont formellement accepté le plan de paix de première phase en 20 points, initié par le président américain Donald Trump. Cet accord pourrait mettre fin au conflit qui dure depuis deux ans et deux jours et a causé des dizaines de milliers de victimes.

Selon des sources, le Hamas s’engage à libérer les 20 otages israéliens qu’il détient. En contrepartie, Israël retirera ses troupes vers des lignes préétablies et relâchera près de 2 000 Palestiniens détenus. Bien que les détails précis soient encore en cours de clarification et que des questions cruciales comme la gouvernance future de Gaza n’aient pas encore été abordées, cette annonce a suscité une vague de soulagement et de joie parmi les dirigeants mondiaux, les Palestiniens et les Israéliens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié cette résolution de « grand jour pour Israël » et a annoncé la convocation du cabinet pour examen et approbation. Si l’accord est ratifié, le cessez-le-feu entrera en vigueur dès jeudi vers 14h00, heure locale (12h00 GMT).

Un haut responsable palestinien a confirmé à la BBC que l’accord incluait également l’ouverture de 400 camions d’aide humanitaire par jour vers Gaza pendant les cinq premiers jours, avec une augmentation progressive prévue par la suite pour atténuer la crise humanitaire. Le Hamas a lui aussi validé le retrait israélien de certaines zones et la libre circulation de l’aide, exhortant Donald Trump à superviser personnellement le respect de cet accord par Israël.

Des officiels de la Maison Blanche ont précisé à CBS News que le retrait israélien devrait être achevé en moins de 24 heures, suivi de la libération des otages détenus à Gaza par le Hamas dans les 72 heures. Ces otages avaient été capturés lors de l’attaque du 7 octobre 2023.

La « ligne jaune » définie par Donald Trump pour le retrait israélien aurait été ajustée pour tenir compte des impératifs sécuritaires d’Israël et des demandes du Hamas concernant la libération des otages. Les propositions initiales de la Maison Blanche prévoyaient le maintien du contrôle israélien sur environ 55 % de Gaza, mais le compromis actuel viserait 40 % dans cette première phase. La liste des prisonniers palestiniens dont la libération est réclamée par le Hamas comprend des figures marquantes, dont Marwan Barghouti, considéré comme un futur leader par de nombreux Palestiniens, bien que l’approbation israélienne reste incertaine.

Le président américain Donald Trump a, le premier, annoncé sur les réseaux sociaux que « tous les otages seront bientôt libérés » et qu’« Israël retirera ses troupes sur la ligne convenue », se présentant ainsi comme le premier à annoncer la nouvelle.

Malgré cet espoir de paix, des questions clés restent en suspens, notamment la future gouvernance de Gaza. L’armée israélienne avait lancé son opération à Gaza le 7 octobre 2023, suite à l’attaque du Hamas qui avait fait environ 1 200 morts et 251 otages.

Le Premier ministre britannique, Sir John Smith, a salué les efforts diplomatiques intenses de l’Égypte, du Qatar, de la Turquie et des États-Unis, ainsi que des partenaires régionaux, pour parvenir à cette « première étape cruciale ». Il a souligné la nécessité d’une mise en œuvre immédiate et sans délai de l’accord, accompagnée de la levée de toutes les restrictions sur l’aide humanitaire.

Des familles d’otages, comme Enaf, mère de Matan Zangok, ont exprimé leur joie et leur espoir sur les réseaux sociaux, anticipant le retour de leurs proches.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a rapporté un bilan de plus de 67 183 morts, dont 20 179 enfants, suite aux opérations militaires israéliennes.

Analyse : Un accord façon Trump ?

Alors que des célébrations éclatent à Gaza et à Tel-Aviv, cet accord, s’il se concrétise, est largement attribué à la pression diplomatique exercée par le président américain Donald Trump. Sa relation personnelle avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son influence sur les dirigeants arabes auraient été déterminantes.

Cependant, les experts soulignent qu’il ne s’agit pour l’heure que d’un cessez-le-feu, et non d’un accord de paix définitif. Des divergences subsistent sur des points cruciaux tels que la gouvernance de Gaza et le rôle du Hamas. La capacité des deux parties à respecter leurs engagements, ainsi que la gestion des futures négociations, détermineront la viabilité de cet accord et la possibilité d’une paix durable dans la région.

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