Publié le 2025-10-13 12:27:00. Vingt-cinq ans après leur dernière apparition, les Norvégiens voient la qualification pour la Coupe du monde 2026 se profiler grâce à une nouvelle génération dorée menée par Erling Haaland. Un succès 5-0 contre Israël a ouvert la voie à un retour sur la scène internationale.
- La Norvège est à deux doigts de se qualifier pour le Mondial 2026, avec un match nul et une victoire suffisant lors des deux dernières rencontres.
- Erling Haaland poursuit sa moisson de records, atteignant 12 buts en qualifications et 50 buts internationaux à seulement 25 ans.
- Une équipe solide, malgré l’absence de Martin Ødegaard, s’appuie sur des talents évoluant dans de grands clubs européens.
La Norvège n’a besoin que d’une victoire et d’un nul lors de ses deux dernières parties, face à l’Estonie et l’Italie, pour valider son ticket pour la Coupe du monde 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Fort d’une différence de buts largement positive (+26), un succès à domicile contre l’Estonie, le 13 novembre à Oslo, assurerait quasiment la qualification avant le déplacement à Milan pour y défier l’Italie, nation qui avait barré la route aux Norvégiens lors du Mondial 1998 en France.
Cette perspective de retour sur la scène mondiale fait écho à la génération de 1998, emmenée par des joueurs comme Tore André Flo, Henning Berg et Kjetil Rekdal, qui avait réussi l’exploit de battre le Brésil. Aujourd’hui, cette ancienne équipe inspire une nouvelle vague de talents, supervisée par l’entraîneur Ståle Solbakken, qui avait lui-même participé à cette campagne historique. Le sélectionneur, qui fut un acteur de la dernière qualification norvégienne, insufflerait un vent nouveau.
La superstar Erling Haaland continue d’écrire sa légende, inscrivant un nouveau triplé lors du dernier match. Ses 12 réalisations dans ces éliminatoires, ajoutées à son total de 50 buts internationaux à seulement 25 ans, témoignent de son impact phénoménal. Malgré deux penalties manqués en début de rencontre, il a démontré un sang-froid remarquable, prenant les choses en main pour marquer à deux reprises de la tête et sceller une victoire qui pourrait marquer un tournant historique pour la Norvège.
« Quand Haaland est sur le terrain, il marque toujours », a confié son partenaire d’attaque, Alexander Sørloth, après la rencontre. « Il est comme un robot devant le but, attirant les défenseurs vers lui et créant des espaces pour le reste des joueurs. » Malgré l’indisponibilité du capitaine Martin Ødegaard, blessé, la Norvège a affiché une impressionnante solidité collective. Le noyau dur de cette équipe, composé de Sørloth (Atlético Madrid), Sander Berge (Fulham), Kristoffer Ajer (Brentford) et Oscar Bobb (Manchester City), ainsi que de l’ailier rapide Antonio Nusa (Leipzig), confirme l’émergence d’une nouvelle génération prometteuse.
Après avoir manqué la Coupe du monde 2022 et l’Euro 2024, la sélection norvégienne semble cette fois métamorphosée. L’équipe fait preuve d’une cohérence et d’une conscience de sa force sur le « vieux continent » qui n’étaient pas présentes auparavant. Alors que les préparatifs pour un match amical contre la Nouvelle-Zélande à Oslo battent leur plein, les supporters norvégiens retiennent leur souffle à l’approche de ce qui pourrait être la première qualification pour la Coupe du monde depuis 1998. Cette génération, menée par un Haaland passé du statut de « talent prometteur » à celui de symbole national, est en train de redessiner le paysage du football norvégien. La Norvège, autrefois habituée aux rêves lointains, se tient aujourd’hui aux portes du Mondial avec une confiance renouvelée et une nouvelle histoire à écrire.