Le retour de Colton Herta aux 500 Miles d’Indianapolis semble désormais compromis. Un conflit de calendrier avec la Formule 2 (F2), qui a ajouté une course à Montréal le 24 mai, empêche le pilote américain de participer à l’épreuve.
Ce changement intervient après la reprogrammation de deux manches du championnat F2, désormais alignées sur les Grands Prix de Formule 1 de Miami et du Canada. La course prévue à Montréal tombe précisément le même jour que les 500 Miles d’Indianapolis, alors que le calendrier initial ne prévoyait aucune compétition F2 en mai. Ces modifications font suite à l’annulation des étapes du Bahreïn et d’Arabie saoudite en raison de la guerre en Iran.
À 25 ans, Colton Herta a rejoint la F2 cette saison dans l’espoir d’obtenir les points de « super licence » indispensables pour intégrer la Formule 1. Son ambition est de devenir le premier pilote américain de l’écurie Cadillac. Actuellement 10e du classement F2 après la manche d’ouverture en Australie, le pilote, qui était devenu le plus jeune vainqueur de l’IndyCar en 2019 à l’âge de 18 ans, a exprimé sa détermination dès le début de l’année :
« Je pense que c’est une excellente chose si cela me permet d’accéder à la Formule 1, et je serais incroyablement reconnaissant d’avoir sauté le pas »
Colton Herta, en janvier
Cette situation impacte directement la stratégie d’Andretti Global, structure qui partage son groupe de propriétaires avec l’équipe F1 de Cadillac via Dan Towriss et le conglomérat TWG Motorsports. L’écurie envisageait initialement d’engager une quatrième voiture pour la course d’Indianapolis.
« Nous prévoyons une quatrième voiture. Mais il n’y a pas manque de candidats, et pas seulement en IndyCar »
Dan Towriss, en février
Toutefois, face à l’indisponibilité de Herta, Andretti Global a annoncé jeudi qu’elle renonçait à l’entrée d’un quatrième véhicule. L’équipe se concentrera désormais sur son alignement actuel composé de Kyle Kirkwood ainsi que des anciens vainqueurs des 500 Miles, Will Power et Marcus Ericsson.