Home International Hill : 5 points à retenir de la première réunion du Conseil de paix dirigé par Trump | politique

Hill : 5 points à retenir de la première réunion du Conseil de paix dirigé par Trump | politique

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Publié le 20 février 2026. Le président américain Donald Trump a lancé un nouveau « Conseil de la paix » à Washington, avec l’ambition de coordonner les efforts internationaux pour résoudre les conflits, en commençant par la reconstruction de Gaza.

  • Le président Trump a promis 10 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, mais envisage une portée plus large pour le Conseil, incluant d’autres crises internationales.
  • L’administration américaine espère obtenir 6,5 milliards de dollars supplémentaires de la part d’autres pays, déposés dans un fonds géré par le Conseil à la Banque mondiale.
  • Des tensions persistent concernant le rôle du Hamas et les exigences américaines envers l’Iran, tandis que l’adhésion au Conseil suscite des réserves en Europe.

La réunion inaugurale du Conseil de la paix, qui s’est tenue en présence de représentants d’une cinquantaine de pays, marque une nouvelle étape dans la politique étrangère de Donald Trump. Si la reconstruction de Gaza a été présentée comme une priorité immédiate, l’initiative vise à terme à établir une plateforme plus vaste pour aborder les conflits à travers le monde.

Selon Laura Kelly, correspondante du site American Hill, le président Trump a souligné l’importance d’un engagement financier conséquent pour la reconstruction de Gaza, estimant que 10 milliards de dollars, bien que substantiels, pourraient s’avérer insuffisants face à l’ampleur des destructions. Il a également annoncé que l’administration américaine avait déjà reçu des promesses de dons s’élevant à environ 6,5 milliards de dollars de la part d’autres nations. Ces fonds seront déposés dans un fonds spécial créé à la Banque mondiale, baptisé « Fonds pour la reconstruction et le développement de Gaza« , et géré directement par le Conseil de la paix.

La situation à Gaza reste néanmoins complexe. Ali Shaath, président du Comité national pour l’administration de Gaza, a mis en garde contre la mise en œuvre du plan dans un contexte particulièrement difficile, marqué par des destructions généralisées, des besoins humanitaires urgents et un effondrement économique quasi total.

« Le plan est mis en œuvre dans des « circonstances extrêmement difficiles », à la lumière de destructions généralisées, de graves besoins humanitaires et d’un effondrement économique presque complet. »

Ali Shaath, président du Comité national pour l’administration de Gaza

Par ailleurs, la question du désarmement du Mouvement Hamas, qui contrôle une partie de la bande de Gaza, demeure un point de friction majeur. Les États-Unis ont accordé un délai de 60 jours au mouvement pour rendre les armes, sous peine de voir Israël reprendre les opérations militaires.

L’initiative américaine suscite également des interrogations quant à son positionnement par rapport aux institutions internationales existantes. Bien que Donald Trump ait affirmé que le Conseil de la paix travaillerait en coordination avec l’Organisation des Nations unies, il a laissé entendre que son rôle pourrait à terme dépasser celui de l’ONU. Cette perspective inquiète certains pays européens, qui craignent une marginalisation du rôle de l’ONU et une ambiguïté quant aux pouvoirs du Conseil, notamment depuis que Donald Trump s’est autoproclamé président à vie et a offert une adhésion permanente aux pays ayant promis un don d’au moins un milliard de dollars.

Enfin, la question iranienne est également au cœur des préoccupations du Conseil de la paix. Donald Trump a donné à l’Iran quelques jours pour parvenir à un « accord significatif » dans le cadre des négociations en cours, sous peine de subir des « mauvaises choses ». La République islamique a réaffirmé son droit à l’enrichissement de l’uranium. L’administration américaine exige notamment que l’Iran renonce à toute ambition de se doter de l’arme nucléaire, qu’il mette fin à son programme de missiles balistiques et qu’il démantèle ses groupes armés alliés dans la région.

Seulement 26 des pays invités ont signé la charte du Conseil, d’autres se montrant hésitants. Donald Trump a suggéré une pression indirecte sur ces derniers, affirmant que « tout le monde finira par nous rejoindre ». Il a également profité de la présence de dirigeants tels que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et du Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif pour saluer son rôle sur la scène internationale, reflétant une division internationale entre les partisans du Conseil et les plus réticents.

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