Home Divertissement ‘How to Make a Killing’ Recycles Every Other Glen Powell Character │ Exclaim!

‘How to Make a Killing’ Recycles Every Other Glen Powell Character │ Exclaim!

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Le nouveau film d’A24, How to Make a Killing, offre un regard cynique sur l’ascension fulgurante d’un homme sans scrupules vers une fortune colossale, mais peine à dépasser le stade d’une comédie noire prévisible.

Becket Redfellow (Glen Powell), un personnage déchu et oublié de sa famille fortunée, se retrouve malgré tout dans la course à un héritage de 28 milliards de dollars (environ 25,7 milliards d’euros), seulement sept membres de sa famille se trouvant devant lui. Le film, qui se veut un thriller criminel, une comédie dramatique, se révèle finalement plus léger qu’il n’y paraît, privilégiant un rythme effréné au détriment de la profondeur psychologique.

Si la réalisation de Todd Banhazl est soignée et le casting, supervisé par Lucy Bevan, prometteur, le scénario manque cruellement de substance. L’évolution de Becket, passant du statut de paria à celui d’héritier potentiel, est trop rapide et manque de crédibilité. Le spectateur assiste à une succession d’événements – élimination des membres de sa famille, accumulation de richesses – sans véritable tension dramatique ni exploration des motivations du protagoniste.

Margaret Qualley apporte une touche d’éclat au film dans le rôle de l’Achille talon de Becket, livrant une performance pétillante et pleine d’allusions. Cependant, Glen Powell semble se cantonner à un archétype qu’il a déjà exploré à plusieurs reprises, sans apporter de nouveauté à son interprétation. Le personnage de Becket est tellement stéréotypé qu’il pourrait être aisément remplacé par l’un de ses rôles précédents sans affecter l’ensemble du film.

Le film dépeint Becket éliminant méthodiquement les membres de sa famille avec une facilité déconcertante, dépourvu de tout remords apparent. Cette absence d’émotion rend les rares scènes où il tente de trouver l’amour peu convaincantes. Un conflit intérieur, une hésitation, auraient pu donner plus de poids à ces moments et rendre son parcours plus poignant.

Le rythme effréné du film, qui cherche à traiter sept personnages en moins de 90 minutes, contribue à cette superficialité. Chaque membre de la famille est présenté avec un trait de caractère caricatural, puis éliminé selon une formule prévisible. L’omniprésence de l’FBI, dépeint de manière caricaturale, sert uniquement les besoins du scénario. Si les répliques sont souvent percutantes, la répétition de ce schéma finit par lasser.

Le film aurait gagné en complexité et en originalité en accordant plus de temps à l’exploration des personnages secondaires, en dévoilant les raisons de leurs comportements et en établissant des liens plus profonds entre eux. Le casting de soutien est talentueux, mais le réalisateur, John Patton Ford, ne parvient pas à l’exploiter pleinement.

Une tentative de rapprochement avec sa famille, une reconnaissance de leurs propres souffrances, auraient pu donner plus de résonance aux meurtres commis par Becket. Un monologue déchirant, une conversation intime, une dispute violente – n’importe quel élément aurait pu rompre la monotonie de son ascension.

Cette tension superficielle persiste jusqu’au dénouement, laissant le spectateur sur sa faim. Becket ne semble jamais remettre en question ses actes ni la personne qu’il est devenue. Son parcours reste linéaire, sans véritable point de bascule ni de remise en question.

How to Make a Killing est divertissant, mais il se contente de jouer avec des thèmes riches – la cupidité, le népotisme, le mérite, la morale – sans les approfondir. Le film ne prend aucun risque, se limitant à offrir un divertissement léger et prévisible, conforme aux attentes du public. Il semble avoir intériorisé son propre message : ne pas viser trop haut.

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