Transformer un déplacement professionnel contraignant en véritable escapade touristique est possible grâce au concept de « workcation ». Katy Nastro, experte en voyages et porte-parole de l’agence Going, livre ses conseils pour maximiser ces trajets et s’extraire de la monotonie des hôtels et des repas d’aéroport.
Optimiser l’extension du séjour
Selon Katy Nastro, il n’existe pas de formule unique pour prolonger un voyage d’affaires, car les politiques de remboursement varient selon les entreprises. Toutefois, décaler son vol de retour au milieu de la semaine peut parfois réduire le coût du billet, permettant ainsi de réaliser des économies pour l’employeur.
Pour financer les nuitées supplémentaires non prises en charge, l’experte suggère d’utiliser des sites de réservation de dernière minute comme HotelTonight.com, de loger chez des proches ou de mobiliser des points de fidélité. À titre d’exemple, l’utilisation de cartes de crédit comme la Marriott Bonvoy Boundless® de Chase permet d’accumuler des points pour obtenir des nuitées gratuites dans des établissements tels que le Moxy NYC Lower East Side à Manhattan.
« Si vous avez la flexibilité et la disponibilité pour prendre plus de temps sur un week-end, vous tirez profit du fait que vous deviez être là de toute façon et que certains de vos frais sont peut-être pris en charge par votre entreprise. Je ne veux pas parler de vacances gratuites, mais c’est un moyen plus accessible de maximiser ses congés. »
Katy Nastro, experte en voyages et porte-parole de Going
Privilégier ses propres envies plutôt que les circuits touristiques
L’erreur commune lors d’un déplacement est de vouloir systématiquement visiter les sites les plus célèbres d’une ville. Katy Nastro recommande plutôt de s’accorder des plaisirs personnels pour que le séjour ressemble réellement à des vacances. Cela peut prendre la forme d’un spa, d’une visite guidée autonome ou de la découverte d’un nouveau restaurant, même dans une ville déjà visitée plusieurs fois.
L’idée est de s’offrir une parenthèse, comme faire du lèche-vitrine dans le quartier de Soho à New York, pour rompre avec le rythme effréné des obligations professionnelles.
S’ouvrir aux surprises des destinations imprévues
Même lorsqu’une ville ne figure pas sur sa liste de souhaits, il est possible d’y trouver des expériences enrichissantes. Katy Nastro conseille d’interroger les habitants locaux, et pas seulement le personnel de l’hôtel, pour découvrir des lieux atypiques. Elle cite l’exemple de Charlotte, en Caroline du Nord, où elle a découvert un « box park » composé de boutiques et de cafés éphémères.
Profiter des déplacements pour renouer des liens
Les voyages d’affaires constituent une opportunité idéale pour retrouver des amis vivant dans différentes villes. Lorsque le temps est limité, l’objectif est de sanctuariser au moins un moment de convivialité.
L’experte suggère même d’utiliser un déplacement professionnel comme point de rencontre neutre. Elle raconte avoir rejoint une amie à la Nouvelle-Orléans alors que celle-ci y participait à une conférence, créant ainsi un terrain d’entente géographique entre Charleston et Boston pour faciliter leurs retrouvailles.
Utiliser la destination comme point de départ
Une autre stratégie consiste à utiliser la ville d’arrivée comme plateforme pour s’envoler vers une autre destination. Lors d’un séjour professionnel à Miami, Katy Nastro a profité d’une offre de vol aller-retour vers le Guatemala à 200 ou 250 dollars via Going pour passer un week-end à Antigua, visitant des fermes de café et testant des restaurants locaux.
Cependant, l’experte nuance : il est essentiel d’écouter ses propres besoins. Si la charge de travail est trop chaotique, prolonger un séjour peut s’avérer contre-productif. Dans ces cas-là, il est préférable de planifier des vacances distinctes plutôt que de tenter de forcer un « workcation ».