Miles Kane, l’artiste britannique dont le nouvel album Sunlight in the Shadows vient de sortir, a accepté de partager ses états d’âme musicaux. Loin des clichés, ses confessions révèlent une sensibilité à fleur de peau, oscillant entre hymnes fédérateurs et confidences intimes.
Pour le karaoké, une activité qu’il avoue ne pas affectionner particulièrement, Miles Kane révèle un faible pour « My Way » de Frank Sinatra. S’il s’autorise quelques verres de vodka, il promet de « le démolir » : « J’adore les paroles, vous savez qu’on va plaire à la foule. J’aime aussi la version de Robbie Williams. » Une entrée en matière qui donne le ton de sa personnalité : honnête et sans fard.
Lorsqu’il reçoit, c’est la Motown qui s’invite. Une musique qui le ramène à ses souvenirs d’enfance, aux danses de sa grand-mère et de sa mère lors des fêtes de famille. « Can’t Help Myself » des Four Tops incarne ce sentiment de communion : « Si vous vouliez faire du feng shui dans l’air d’une pièce, d’un bar ou d’une boîte de nuit, la Motown vous fait vous sentir bien. »
Le premier coup de foudre musical de l’artiste remonte à « The Drugs Don’t Work » de The Verve. « Les paroles sont sombres, mais la mélodie est tellement entraînante, et ça me procure une vraie émotion. » Vient ensuite l’énergie brute de T. Rex avec « Get It On », un titre qui a marqué un tournant : « Ce mélange parfait de glam, de caractère et de camp. Il y a quelque chose dans la façon dont Marc Bolan se produit, et dans la sensualité de son chant. Ça vous donne envie de bouger, mais sa façon de chanter est si discrète et subtile. C’est toujours le morceau de rock’n’roll le plus badass qui ait jamais existé. »
Le premier single acheté ? « No Limit » de 2 Unlimited, en cassette, chez Woolworths ou HMV à Liverpool. Un souvenir d’adolescence, tout comme la chanson qu’il « aime secrètement mais dit détester » : « Because I Got High » d’Afroman. « Une autre de mon enfance. Je ne sais pas pourquoi ça me vient à l’esprit. J’ai juste suivi mon instinct et c’est ce qui m’est venu en premier. Vous devez me trouver dingue ! »
La musique qui le fait pleurer ? Richard Hawley et son « For Your Lover, Give Some Time ». « J’ai eu des moments où j’ai pleuré en l’écoutant parce que je traversais une période difficile, une rupture ou autre. Je trouve ces paroles tellement accessibles, tellement vraies. J’ai vraiment eu un moment comme ça, toute seule. »
Quant à la bande-son idéale pour des moments intimes, Miles Kane reste évasif : « Je ne fais pas vraiment ça. Ai-je déjà essayé avec ma musique ? Non. J’ai l’impression que tout ça fait un peu Tom Cruise, vous voyez ce que je veux dire ? Mais ne me tentez pas ! »
La chanson qu’il connaît inexplicablement par cœur est « Cigarettes and Alcohol » d’Oasis, un titre qu’il associe à la VHS de concert offerte à Noël de ses onze ans. Enfin, pour son dernier voyage, il souhaite que retentisse « The Good Life » de Billy Joel et Tony Bennett.