Publié le 2025-10-29 15:51:00. Moscou a une nouvelle fois testé un drone sous-marin à propulsion nucléaire, défiant ainsi les avertissements du président américain Donald Trump. Ces essais interviennent alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année sans signe de résolution.
- La Russie a procédé à un second essai d’arme nucléaire cette semaine, cette fois-ci avec le drone sous-marin « Poseidon ».
- Le missile de croisière « Burevestnik », d’une portée illimitée, a également été testé dimanche.
- Donald Trump avait précédemment appelé la Russie à se concentrer sur la fin du conflit en Ukraine plutôt que sur le développement d’armements.
Vladimir Poutine a supervisé lui-même le nouveau test de ce système d’arme avancé, le « Poseidon », un drone sous-marin nucléaire dont il affirme qu’il possède une portée illimitée. La Russie avait déjà procédé à un premier essai nucléaire dimanche, avec le missile de croisière « Burevestnik ». Ces actions interviennent dans un contexte de tensions internationales accrues et de tentatives infructueuses de trouver une issue au conflit ukrainien.
Le chef de l’État russe a précisé que le « Poseidon » était un dispositif sans pilote capable de fonctionner à des profondeurs supérieures à un kilomètre et de se déplacer à des vitesses allant jusqu’à 70 nœuds sans être détecté. Selon une source du complexe militaro-industriel russe citée par l’agence de presse TASS, cet appareil, testé pour la première fois en 2018, peut transporter une charge nucléaire allant jusqu’à deux mégatonnes. Poutine a souligné que « personne ne pouvait intercepter » ces torpilles et qu’aucun pays ne pouvait égaler leur vitesse et leur profondeur de plongée, ajoutant qu’il était « peu probable que quelque chose de similaire se produise dans un avenir proche ».
Au lendemain du premier essai du « Burevestnik », Donald Trump avait réagi en exhortant Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre en Ukraine. « Il aurait dû mettre fin à la guerre […] au lieu de tester des missiles », avait déclaré le président américain. Washington avait d’ailleurs annulé un sommet prévu avec Poutine à Budapest, estimant que le dirigeant russe n’était pas disposé à faire des compromis pour résoudre le conflit. La frustration de Donald Trump face à l’intransigeance de son homologue russe sur les appels à un cessez-le-feu s’était déjà manifestée la semaine précédente par l’imposition de sanctions contre deux grandes compagnies pétrolières russes.
Vladimir Poutine avait officiellement annoncé le développement des « Burevestnik » et « Poseidon » lors d’un discours empreint d’une rhétorique anti-occidentale en 2018. La Russie a ainsi démontré une volonté de maintenir et développer ses capacités militaires stratégiques, malgré les pressions internationales et les critiques concernant la guerre en Ukraine.