Home Divertissement Il a assuré qu’il avait des « preuves » ; « Ils ont tué ma fille »

Il a assuré qu’il avait des « preuves » ; « Ils ont tué ma fille »

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Publié le 20 février 2026 05:38:00. Quatre mois après la mort mystérieuse de María Alejandra Esquin, alias « Baby Demoni », son père affirme disposer de preuves contredisant la thèse du suicide et réclame justice. L’affaire continue de susciter l’interrogation à Bogota.

  • Le père de la jeune femme, Manuel Ariza, affirme détenir des éléments prouvant que sa fille a été assassinée.
  • Des anomalies ont été relevées sur le corps de María Alejandra, notamment des contusions et un ongle manquant, ainsi que des incohérences dans la version des faits présentée par son compagnon.
  • L’enquête, menée par le Bureau du Procureur Général, est jugée trop lente par la famille.

L’affaire de la mort de María Alejandra Esquin, une influenceuse colombienne connue sous le pseudonyme de « Baby Demoni », prend une nouvelle tournure. Quatre mois après son décès survenu le 15 octobre 2025 dans un hôpital privé de Bogota, son père, Manuel Ariza, brise le silence et affirme que sa fille n’a pas mis fin à ses jours. Dans une interview accordée au podcast Au-delà du silence, il a déclaré détenir des preuves qui, selon lui, écartent catégoriquement l’hypothèse du suicide.

« J’ai la preuve que ma fille ne s’est pas suicidée. J’en suis complètement sûr, que ma fille a été tuée. Je ne peux pas vous dire grand-chose. »

Manuel Ariza, père de María Alejandra Esquin

Selon les premiers éléments de l’enquête, María Alejandra, âgée de 24 ans et mère d’une fille, avait subi une intervention chirurgicale cinq jours avant sa mort. Son père souligne qu’elle souffrait de limitations physiques à la suite de cette opération, rendant improbable un acte volontaire. La famille a également mis en lumière des incohérences dans le récit de Miguel Ángel López, son compagnon, également connu sous le nom de « Samor one » sur les réseaux sociaux.

Lors d’une récente conférence de presse, Manuel Ariza, accompagné de sa fille Laura Valentina Esquin, a révélé plusieurs éléments troublants. Ils ont notamment évoqué l’état du tuyau de la salle de bain de l’appartement, qui était desserré quelques jours avant le décès, ainsi que des contusions et des marques observées sur le corps de la jeune femme à l’hôpital.

Laura Valentina Esquin a décrit avec émotion le moment où elle a découvert le corps de sa sœur. Elle a notamment remarqué des traces de doigts sur le cou de María Alejandra et des ecchymoses sur son corps.

« Elle avait une bosse sur la tête, ses cheveux étaient très ébouriffés (…) Elle avait plusieurs bleus violets sur le corps. De plus, il lui manquait un petit ongle. Le reste des ongles allait bien. »

Laura Valentina Esquin, sœur de María Alejandra Esquin

Le père a également fait état de la disparition d’une somme d’argent, soit 15 millions de pesos colombiens (environ 3 500 euros au taux de change actuel), que sa fille lui avait montrée quelques jours avant sa mort. Il a également souligné que le dernier contact téléphonique avec sa fille, le 13 octobre, n’avait révélé aucun signe de détresse.

L’enquête, menée par le Bureau du Procureur Général, est critiquée par la famille pour sa lenteur. Manuel Ariza se dit frustré par le manque de communication et d’avancées concrètes. Il attend avec impatience les résultats des investigations et espère que la vérité éclatera au grand jour.

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