Publié le 2025-11-01 18:14:00. Un mois d’octobre tendu en Andalousie suite à une erreur dans la projection des cas de cancer du sein, suscitant une vague de manifestations et de vives critiques. La ministre des Finances a dénoncé la tentative de minimisation de la gravité de la situation.
- Des milliers de personnes ont manifesté pour exiger des comptes suite à une erreur dans la projection des cas de cancer du sein en Andalousie.
- La présidente de la Junta de Andalucía, Juanma Moreno, est visée par des appels à la démission.
- La ministre des Finances, María Jesús Montero, a qualifié la situation d' »effondrement » des services publics dû à un manque d’engagement et à des politiques de privatisation.
Le mois dernier a été marqué par une polémique significative en Andalousie, concernant une erreur dans les projections relatives au cancer du sein. Cet incident a provoqué une mobilisation importante, avec des milliers de citoyens descendus dans la rue pour réclamer des explications et des comptes. La gravité de la situation a été soulignée par María Jesús Montero, secrétaire générale du PSOE-A, première vice-présidente du gouvernement et ministre des Finances, qui a jugé « inadmissible que certains tentent de relativiser l’importance de la vie ». Elle a insisté sur le fait que « même si cela vient de l’un des nôtres », la gravité demeure.
Au cœur de ce scandale se trouve Juanma Moreno, président de la Junta de Andalucía, dont la démission est réclamée par une partie de la population. Depuis l’éclatement de la controverse, de nombreuses femmes se retrouvent dans l’attente angoissante d’un diagnostic, vivant dans la peur de recevoir des nouvelles tardives et potentiellement mauvaises.
Lors d’un événement dédié à la Mémoire Démocratique à Séville, à l’occasion de la Journée de Mémoire et d’Hommage à toutes les victimes du coup d’État militaire, la ministre des Finances a affirmé que « tout programme qui défend » la vie est « important ». Elle a fermement condamné ce qu’elle a décrit comme un « effondrement de nos services publics », imputant cette situation à un « manque d’engagement, à la privatisation, à un modèle différent qui ne soutient pas les politiques publiques de ce PP ».
« On ne peut pas banaliser les conséquences de quelque chose qu’on ne peut pas qualifier de décision parce que c’est l’effondrement de nos services publics à cause du manque d’engagement, de la privatisation, du modèle différent qui ne soutient pas les politiques publiques de ce PP », a martelé la ministre. Elle a qualifié d’« scandaleux » ce qui s’est passé et a dénoncé la tendance à minimiser la situation en parlant de « je ne sais combien de vies ». « Non, une seule vie justifie un programme, une seule vie justifie un système de santé de qualité qui nous permet de nous sentir en sécurité et nos concitoyens à l’abri de la maladie, à savoir la vulnérabilité des êtres humains », a-t-elle ajouté.
« Si la science peut guérir, nous avons tous le droit de prévenir notre maladie maintenant qu’elle est guérie », a conclu María Jesús Montero, soulignant qu’« il n’y a aucune justification pour que cela n’arrive pas ».