L’avenir du prince Andrew au sein de la famille royale britannique est de plus en plus incertain. Le Premier ministre australien Anthony Albanese a annoncé son soutien à une éventuelle exclusion du prince Andrew de la ligne de succession, rejoignant ainsi les appels à une action suite aux allégations le concernant.
Dans une lettre adressée à son homologue britannique Keir Starmer, M. Albanese a déclaré que son gouvernement « soutiendrait toute proposition visant à le retirer de la ligne de succession royale ». Cette annonce intervient après que des responsables britanniques ont envisagé une législation pour révoquer les droits de succession du prince Andrew, suite à son arrestation et à sa libération sous caution dans le cadre d’une enquête en cours. Pour que cette mesure soit effective, les 14 autres royaumes du Commonwealth, dont le Canada, doivent également donner leur accord.
Le prince Andrew, huitième dans l’ordre de succession au trône, a été écarté de ses fonctions officielles en 2019 et a vu ses titres lui être retirés par le roi Charles III l’année dernière en raison de ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Bien que la probabilité qu’il accède un jour au trône paraisse faible, la complexité des règles de succession rend la question délicate.
Le roi Charles III a souligné la nécessité d’une enquête approfondie et a déclaré qu’il était important de laisser la justice suivre son cours. Il a déclaré : « Je suis d’accord avec Sa Majesté que la loi doit maintenant suivre son cours et qu’il doit y avoir une enquête complète, équitable et appropriée. »
Le prince Andrew a toujours nié avec véhémence les accusations portées contre lui. Le palais de Buckingham n’a pas commenté directement la question de son exclusion de la ligne de succession, mais il est peu probable qu’il y ait un revirement de situation à ce stade.