Home International «  Il y a des gens dans ce pays qui me détestent avec le feu de mille soleils  » – The Irish Times

«  Il y a des gens dans ce pays qui me détestent avec le feu de mille soleils  » – The Irish Times

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Publié le 2025-10-03 06:58:00. La personnalité médiatique Muireann O’Connell revient sur son parcours atypique, de ses origines familiales à ses débuts dans le journalisme radiophonique et télévisuel, en passant par une période d’introspection en Australie. Elle évoque également son nouveau projet d’émission et sa vision de la critique.

  • Une enfance où la musique et la danse parentale contrastaient avec la pression familiale pour une carrière académique classique.
  • Un retour d’Australie marqué par une période d’incertitude professionnelle, avant de trouver sa voie dans l’animation radio.
  • Une nouvelle émission télévisée, « L’Assemblée », inspirée d’un format français, promettant des échanges francs avec des personnalités publiques.

« Mes frères et sœurs me disaient : « Tu avais des parents différents. Nous ne savons pas ce que tes parents sont car nous ne les avions pas. » J’ai eu la meilleure enfance, j’ai échappé au meurtre », raconte Muireann O’Connell, évoquant un contraste saisissant avec l’expérience de ses aînés. Sa propre arrivée semble avoir été vécue comme une évidence par ses parents, décrits comme des danseurs passionnés qui partageaient des moments conviviaux en famille, parfois en extérieur. Malgré un environnement familial chaleureux, son père avait des attentes précises, l’imaginant enseigner. « Papa voulait que je devienne enseignante au secondaire. Je ne suis pas du genre à planifier », confie-t-elle, expliquant avoir été orientée vers des études universitaires à Galway, puis vers un séjour en Australie.

Son passage en Australie, où elle a travaillé dans un « cock’n’bull » à Bondi Junction, fut une période difficile, ponctuée d’une certaine déprime. « Je suis tombée dans un peu de dépression là-bas. Je me suis empilée », admet-elle. À son retour en Irlande, à 24 ans, elle se retrouve à vivre chez ses parents, dans le grenier familial, après avoir passé six semaines à « socialiser ». Son père s’interrogeait sur son avenir professionnel, une préoccupation à laquelle elle ne savait répondre. C’est une annonce sur une radio locale à Limerick, Live 95, qui a ouvert une nouvelle porte. Une amie l’a encouragée à passer une audition pour l’équipe promotionnelle. « Viens, ça te sortira ton père de la tête. Fais juste une interview », lui a-t-elle suggéré.

Pour cette entrevue, Muireann O’Connell a fait un choix vestimentaire audacieux, optant pour une robe de créateur, alors que le reste des candidats arboraient des tenues plus décontractées comme des t-shirts et des jeans. Ce travail d’animation, décrit comme « vraiment décontracté », l’a amenée à collaborer avec Jacqui Hurley, une présentatrice de RTÉ. Leur mission consistait à distribuer des laits aromatisés devant un magasin, provoquant parfois l’impatience des clients lorsqu’ils étaient en retard. « Si nous étions en retard un mercredi, les gens disaient : ‘Où sont les laits ?’ » se souvient-elle.

Bien que Terry Wogan et Vincent Browne soient originaires de Limerick, l’idée d’une carrière à la radio ne traversait pas l’esprit de Muireann O’Connell. L’ouverture de Spin à Limerick a marqué une étape, mais elle percevait Dublin comme un environnement inaccessible. « Déménager à Dublin pour commencer sur Phantom FM, c’était comme si j’avais pu déménager sur la lune. C’est ce que ça faisait. Je n’ai jamais été aussi intimidée », relate-t-elle. Par contraste, la télévision lui apparaît plus aisée et mieux adaptée à sa personnalité. « La télévision est facile en comparaison. Cela semble juste convenir davantage à ma personnalité. Je trouve cela tellement plus facile car tout le monde est là et vous établissez une connexion à plusieurs niveaux. »

Son nouveau projet pour Virgin Media, intitulé « L’Assemblée », est une adaptation d’un format international initié en France. Dans cette émission, une personnalité publique est confrontée aux questions d’un groupe de personnes neurodivergentes. « Ils peuvent refuser de répondre ou ils peuvent répondre », explique Muireann O’Connell. Elle cite l’épisode avec Emmanuel Macron comme un moment de télévision marquant. La version irlandaise met en scène un groupe de 34 personnes posant des questions à des personnalités connues, dont Ryan Tubridy, qui n’a pas eu accès aux questions à l’avance. « Vous voulez venir dans le spectacle ? Vous ne pouvez pas définir l’ordre du jour. Le spectacle leur appartient », précise-t-elle.

Face aux critiques, Muireann O’Connell adopte une posture résolue. « Peu importe ce que vous faites dans cette vie, il y aura toujours des critiques », constate-t-elle, affirmant qu’elle ne peut pas plaire à tout le monde. Cependant, elle valorise les interactions positives : « quand quelqu’un vient vers moi en public et a l’impression de me connaître, c’est un énorme privilège et un honneur. Vraiment : nous avons juste une conversation. »

Le parcours vers l’acquisition de sa nouvelle maison s’est avéré plus long que prévu. Après avoir trouvé la propriété en décembre, elle n’a obtenu les clés qu’en mai. Muireann O’Connell reconnaît ne pas avoir été suffisamment proactive dans les démarches, au point que les agents immobiliers s’interrogeaient sur la progression de la vente. « L’un d’eux était parti, avait un bébé et était revenu au travail après son congé maternité. Elle était comme : « N’as-tu pas encore acheté de maison ? » Mais nous l’avons finalement fait. » Désormais, elle ressent un sentiment d’appartenance affirmé : « Pour la première fois, j’ai quitté la maison de ma mère récemment et j’ai dit : « Oh, je rentre à la maison », et j’avais l’impression de rentrer à la maison. »

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