Les Seahawks de Seattle ont créé la surprise en remportant le Super Bowl LX face aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre sur le score de 29 à 13, ce dimanche au Levi’s Stadium de Santa Clara, en Californie. Cette victoire inattendue met fin à l’espoir des Patriots d’égaler le record de sept titres de champion de la NFL.
Seattle a rapidement pris l’ascendant grâce à une défense solide et un contrôle stratégique du terrain, empêchant les Patriots de développer leur jeu. Les Patriots, menés par le jeune quart-arrière Drake Maye, 23 ans, n’ont réussi à inscrire leur premier touchdown qu’au début du quatrième quart-temps, évitant ainsi de rester muets au tableau. Cependant, une interception cruciale de Julian Love sur une passe de Maye a semblé sceller le sort des Patriots, suivie d’un touchdown de Uchenna Nwosu qui a porté l’avantage de Seattle à 29 à 7.
Cette victoire marque également une rédemption pour le stratège Sam Darnold, autrefois considéré comme un échec de la draft. C’était la deuxième confrontation entre les deux équipes en finale du football américain. La première, en 2015 (Super Bowl XLIX à Glendale, en Arizona), avait vu les Patriots l’emporter 28 à 24.
Le match n’a pas été sans incidents. Avant le coup d’envoi, des militants ont distribué des serviettes aux supporters avec le slogan « ICE Out », en signe de protestation contre la politique d’immigration de l’administration Trump. Ces serviettes comportaient également l’image d’un lapin donnant un coup de pied dans un ballon de football américain plongé dans la glace, ainsi qu’un code QR renvoyant à une pétition pro-immigrés.
La mi-temps du Super Bowl LX a été marquée par une performance explosive du chanteur portoricain Bad Bunny, devenu le premier artiste latino-espagnol solo à se produire en tête d’affiche de ce spectacle très prisé. L’artiste a transformé le Levi’s Stadium en une véritable fête latine, avec une forte présence de la langue espagnole et des drapeaux d’Amérique latine. Bad Bunny a été rejoint sur scène par Lady Gaga, qui a interprété une version salsa de « If the World Was Ending » et a dansé avec lui sur « Baile inoubliable », ainsi que par Ricky Martin, qui a interprété une chanson de protestation contre la gentrification et le tourisme de masse, « What Happened to Hawaii ».
Bad Bunny a profité de l’occasion pour lancer un message symbolique en faveur de la culture latine aux États-Unis, en pleine période de tensions autour de l’immigration. Il a également suscité la controverse en criant « Que Dieu bénisse l’Amérique », une formule souvent critiquée pour son exclusivité géographique.
L’ancien président Donald Trump n’a pas tardé à réagir, qualifiant le spectacle de « terrible », « absolument affreux » et « un affront à la grandeur des États-Unis ». « Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type, et la danse est dégoûtante, surtout pour les petits enfants qui la regardent partout aux États-Unis et dans le monde entier », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Ce Super Bowl marquait également le premier tournoi des Patriots sans Bill Belichick comme entraîneur et Tom Brady comme quart-arrière, après six championnats remportés ensemble.