Un homme de 45 ans a été mis en accusation dans la province de Mendoza pour des violences sexuelles et physiques envers une femme canadienne qu’il avait rencontrée après une relation en ligne. L’agression, survenue dans le quartier de Las Bodegas à Coquimbito, a conduit à l’arrestation d’Eduardo Jesús Videla et pourrait lui valoir jusqu’à 30 ans de prison.
Les faits se sont déroulés dimanche soir, lorsque des voisins ont alerté la police après avoir entendu des cris provenant d’une habitation. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont découvert la victime, présentant des signes visibles de violence. Selon son témoignage, elle avait été agressée physiquement et sexuellement par son compagnon, qui aurait consommé de l’alcool.
La femme, originaire du Canada mais résidant à Mendoza, avait voyagé en Argentine pour rencontrer Eduardo Jesús Videla, avec qui elle entretenait une relation amoureuse à distance initiée sur les réseaux sociaux. Elle a été prise en charge par les services d’urgence et transportée à l’hôpital Lagomaggiore, où le protocole spécifique aux victimes de violences de genre et d’agressions sexuelles a été activé.
L’intervention policière a été compliquée par la résistance de l’agresseur, qui s’était barricadé à l’intérieur du logement. Il a finalement été maîtrisé et placé en détention provisoire, à la disposition de la justice.
La Fiscalía de Violencia de Género y Delitos Contra la Integridad Sexual a inculpé Videla pour menaces simples, blessures légères intentionnelles aggravées par la relation et le contexte de violence de genre, privation illégitime de liberté aggravée par l’usage de la violence physique et le devoir de respect, contrainte simple et abus sexuels avec accès carnal. L’accusation d’abus sexuels a été ajoutée suite au témoignage de la victime.
« Si reconnu coupable, il risque une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison », a précisé le ministère public. Des examens médicaux sont en cours pour évaluer l’étendue des blessures de la victime, qui souffre de traumatismes à la tête, au visage, aux bras et aux jambes, et seront intégrés au dossier d’enquête.
L’affaire est désormais entre les mains de la procureure Gabriela Chaves, qui poursuit son enquête afin de préparer une audience de détention préventive.